Le ministre de l’Education nationale, Mohammed Seghir Saâdaoui, a indiqué, ce dimanche depuis Ghardaia, que la numérisation du secteur de l’éducation permet de consolider et de renforcer l’égalité des chances à l’école et l’équité sociale.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de la wilaya, en marge du lancement officiel des épreuves nationales du Brevet d’enseignement moyen (BEM), session juin 2025, le ministre a affirmé que l’enjeu pour le secteur de l’éducation est de réduire les inégalités scolaires et de chances et de favoriser l’épanouissement des élèves et l’émergence de la compétence.
La généralisation et l’accélération de l’opération de numérisation permet de réduire l’inégalité, de favoriser l’émergence du principe de la méritocratie et d’encourager une compétition juste entre les élèves, a expliqué M. Saâdaoui avant d’appeler les parents d’élèves à inscrire leurs enfants sur la plateforme numérique mise en place par le secteur de l’éducation pour les nouveaux élèves en première année scolaire.
Concernant la qualité du système éducatif, le ministre a estimé qu’elle constitue l’un des principaux facteurs permettant de garantir l’égalité des chances et que le secteur s’est résolument tourné vers un avenir où la technologie vise non seulement la performance du système éducatif mais aussi l’épanouissement et la réussite de l’élève.
Le secteur de l’éducation poursuit son cheminement vers l’avènement d’un système éducatif de qualité, fortement numérisé, inclusif, innovant et à même de préparer les jeunes à relever les défis de demain, a-t-il fait remarquer à ce propos.
«Nous nous attelons à soutenir par la formation spécialisée les enseignants dans des écoles de formation supérieure, afin de permettre l’émergence d’enseignants compétents », a soutenu le ministre en précisant qu’un système éducatif de qualité est tributaire d’une meilleure formation de l’enseignant dans la pratique pédagogique.
Le ministre de l’Education nationale, a par ailleurs annoncé, la prorogation des délais d’inscription en première année primaire jusqu’au 15 juin soulignant que les inscriptions se font exclusivement via la plateforme numérique «par souci d’équité sociale».
Répondant à une question relative à l’évaluation des acquis, le ministre a indiqué que ce processus encore à ses débuts a été étendu récemment à deux autres niveaux.
Il a rappelé que le secteur misait énormément sur la qualité de l’enseignement en s’appuyant sur plusieurs axes, notamment des structures adaptées aux objectifs éducatifs et aux interactions numériques et le rôle dévolu à l’éducateur avec la nécessité de confier chaque matière à un enseignant spécialisé, un objectif auquel s’attelle son département à travers les Ecoles normales supérieures (ENS) et la formation continue, a-t-il expliqué.
Evoquant les programmes et curricula à l’étude actuellement au niveau de la Commission nationale chargée de la qualité de l’enseignement, il a fait savoir que les résultats des efforts de cette dernière concernant la troisième année primaire seront dévoilés prochainement.
Quant à l’examen du BEM, M. Sadaoui a affirmé que tous les moyens nécessaires avaient été mobilisés pour permettre aux élèves de passer les épreuves de cet examen dans des conditions pédagogiques favorisant l’émulation positive, qui participe des mécanismes d’évaluation.
Il a, en outre, souligné l’attachement de son département ministériel à assurer des conditions optimales à tous les candidats, dont les élèves à besoins spécifiques (1.582 candidats), les élèves hospitalisés et les membres de la communauté nationale de retour au pays, qui bénéficient de sujets adaptés.
R.N
