L’économiste Kamel Kheffache estime qu’une crise prolongée entre l’Algérie et la France «pourrait entraîner une détérioration des relations commerciales et économiques entre les deux pays, avec des pertes pour les deux parties».
Or, selon notre interlocuteur, «en l’absence de la France, l’Algérie n’a pas de peine à renforcer ses partenariats avec d’autres pays développés dans divers domaines, notamment dans les secteurs de l’énergie, du commerce et de la coopération économique». «Je vous cite l’exemple de la Chine, de l’Italie, de l’Espagne ou encore des institutions européennes, qui ne demandent qu’à coopérer avec l’Algérie», a-t-il déclaré. Pour Kamel Kheffache, «la Chine est déjà un partenaire commercial important de l’Algérie, notamment en tant que principal fournisseur du pays».
L’Algérie a-t-il poursuivi, «pourrait chercher à approfondir cette relation en explorant de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération dans les infrastructures, l’énergie et d’autres secteurs clés». «Et ce n’est pas un hasard si l’Allemagne s’est empressée d’inviter le président Tebboune, selon sa convenance, juste après son retour d’Italie, où des dizaines de contrats ont été signés», a conclu l’économiste, non sans préciser que «l’Algérie n’a pas besoin de la France pour avancer».
F.Z.
