Sont exclus de cette mesure les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie
Lors d’une réunion présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres a pris, dimanche des décisions importantes concernant la régularisation de la situation de jeunes Algériens se trouvant à l’étranger dans des conditions précaires et irrégulières. Le communiqué du Conseil des ministres a mis en lumière les efforts de l’État pour soutenir ces jeunes, souvent victimes de manipulation et d’instrumentalisation à des fins politiques.
Dans un contexte marqué par la migration clandestine, dite « Harga », et l’instrumentalisation de certains jeunes à des fins de déstabilisation du pays, le président Tebboune a décidé d’apporter une solution humanitaire à ces jeunes Algériens. Nombre d’entre eux, désemparés, se retrouvent à l’étranger dans des situations difficiles, sans ressources, et souvent soumis à des conditions de vie précaires.
Le Conseil des ministres a pris la décision de régulariser la situation de ces jeunes, à condition qu’ils s’engagent à ne pas récidiver. Le communiqué précise que la majorité de ces jeunes n’ont commis que des infractions mineures, telles que la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie.
Le président Tebboune a lancé un appel aux jeunes concernés, soulignant que beaucoup ont été manipulés par des individus malveillants cherchant à ternir l’image de l’Algérie à l’étranger. Ces jeunes, loin de leur pays, souffrent de la pauvreté et de la misère, exécutant souvent des tâches humiliantes, voire risquant de se retrouver impliqués dans des activités criminelles.
Pour eux, une porte de régularisation s’ouvre grâce aux démarches qui seront entreprises par les consulats algériens à l’étranger. Les jeunes bénéficiaires de cette mesure devront, cependant, s’engager fermement à ne pas reproduire les erreurs du passé.
Cependant, cette mesure d’exception exclut les auteurs de crimes graves, notamment ceux liés au trafic de drogue, d’armes, ainsi que ceux ayant collaboré avec des entités étrangères dans le but de nuire à la sécurité nationale.
Des progrès notables en matière de numérisation
Lors de cette réunion, le président Tebboune a également salué les avancées significatives réalisées par l’Algérie dans le domaine de la numérisation des informations et des données. Le rapport présenté lors du Conseil des ministres a mis en évidence les progrès réalisés, notamment dans l’interconnexion des systèmes et l’analyse des données, qui permettront à l’État d’identifier les dysfonctionnements et d’y apporter des solutions adaptées et rapides.
Le chef de l’État a souligné l’importance de cette transition numérique, non seulement pour améliorer la gestion des services publics, mais aussi pour renforcer l’efficacité de l’administration et la transparence des actions gouvernementales.
Le président a insisté sur l’urgence de former des équipes techniques au sein de chaque ministère, afin de mettre à jour quotidiennement les bases de données nationales. L’objectif est de garantir une lecture précise et fiable des informations nécessaires pour les décisions publiques et l’élaboration des politiques publiques.
Cette réunion du Conseil des ministres a été marquée par des décisions de portée sociale et administrative qui traduisent la volonté du gouvernement de répondre aux défis internes tout en renforçant les relations de l’Algérie avec ses citoyens à l’étranger. La régularisation des jeunes en situation irrégulière représente un geste fort de solidarité et d’humanité, tandis que les avancées dans la numérisation témoignent d’une volonté de moderniser le pays et d’assurer une meilleure gouvernance.
En attendant, les regards restent tournés vers la mise en œuvre de ces mesures et leur impact sur la stabilité et le bien-être des Algériens, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
A.M.
