En visite en Algérie après une précédente mission en septembre, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a rencontré le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache.
La rencontre, tenue en présence d’un représentant de la Banque d’Algérie et de cadres de l’Agence, a porté sur les principales évolutions du système d’investissement et les réformes destinées à améliorer le climat des affaires.
Les échanges ont notamment porté sur la simplification des procédures, l’accompagnement des investisseurs et le renforcement de la transparence du cadre réglementaire. Le rôle de l’AAPI dans la facilitation et la concrétisation des projets a également été examiné, de même que la dynamique des investissements nationaux et étrangers.
Les IDE repartent à la hausse
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une progression de l’attractivité de l’économie algérienne. Selon les données de la CNUCED, l’Algérie a attiré 1,53 milliard de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025.
Plus de 350 projets d’investissement ont, par ailleurs, été enregistrés durant l’année 2025, tandis que le premier semestre 2026 a enregistré un niveau record de projets étrangers, avec notamment une progression notable des investissements chinois, aux côtés des partenaires européens et arabes.
La dynamique se distingue particulièrement dans l’industrie manufacturière, l’automobile et les énergies renouvelables, secteurs appelés à jouer un rôle croissant dans la diversification de l’économie nationale.
L’énergie reste un puissant levier
Dans le secteur des hydrocarbures, l’Algérie cherche également à attirer des capitaux sur le long terme. Le président d’Alnaft, Abdelkader Cherfaoui, a récemment mis en avant les atouts du pays : potentiel important de l’amont, diversité du domaine minier, expertise, infrastructures et proximité des principaux marchés.
L’appel international AlgeriaBid Round 2026, lancé par Alnaft pour stimuler l’exploration et l’investissement dans le secteur, constitue l’un des principaux leviers de cette nouvelle stratégie d’attractivité.
Le FMI relève ses prévisions
Le contexte macroéconomique constitue également un élément favorable. Le FMI a relevé en septembre sa prévision de croissance pour l’Algérie à 3,8% en 2026, contre 2,9% anticipés précédemment.
Cette amélioration intervient alors que l’Algérie poursuit ses efforts pour diversifier son économie, renforcer la production nationale et attirer davantage d’investissements productifs.
Lors de leur rencontre avec l’AAPI, les représentants du FMI et les responsables algériens ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes, de renforcer la confiance des investisseurs et d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale.
L’objectif est désormais de transformer la dynamique actuelle des investissements en projets structurants, créateurs de valeur et d’emplois, tout en renforçant l’intégration de l’Algérie dans les chaînes de valeur régionales et internationales.
- Adryen
