Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné hier, l’enrichissement des textes et des mécanismes juridiques régissant les deux instances chargées de l’importation et de l’exportation.
Lors de la réunion du Conseil des ministres consacrée à plusieurs exposés, notamment la création de deux instances nationales chargées de l’importation et de l’exportation, leur organisation et leur fonctionnement, le président Tebboune a que estimé que les textes et des mécanismes juridiques régissant ces deux instances «doivent être élaborés avec une grande précision », pour qu’ils soient valables «pour les décennies à venir, et en adéquation avec les mécanismes internationaux », selon un communiqué du Conseil des ministres. Le Président «supervisera personnellement la création de ces deux structures à travers une réunion ministérielle restreinte qui se tiendra dans les prochains jours », précise la même source, «afin de rompre définitivement avec les dérives ayant entaché les entités responsables par le passé, des opérations d’importation». Aussi, a-t-il insisté sur «la nécessité d’une coordination totale entre le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, les banques, la Banque centrale et les Douanes, pour assurer un contrôle intelligent, ciblé et efficace, protégeant la production nationale et orientant les importations selon les besoins essentiels du pays », ajoute le communiqué.
Des spécifications «précises devront être définies pour les importateurs et les exportateurs dans les textes réglementaires des deux instances, avec une organisation et une régulation rigoureuses de l’importation», a également instruit le chef de l’Etat avant d’ordonner dans ce sens, «la création de nouveaux mécanismes pour encadrer les importations, notamment la mise en place de coopératives d’achats groupés, permettant de mieux clarifier les opérations d’importation». Il a en outre, souligné «l’importance de prendre pleinement en compte la spécificité et le volume de la production nationale, et de l’utiliser comme un indicateur économique fondamental, en déterminant avec précision les ressources à importer pour répondre à une nécessité économique vitale», souligne le communiqué. Il a enfin selon la même source, «chargé le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations d’établir des normes algériennes propres, que tous les opérateurs économiques importateurs devront respecter, quelle que soit la nature des produits à importer». Il est à rappeler à ce propos que le chef de l’Etat avait annoncé le 13 avril dernier, la création, de ces deux nouvelles instances, précisant que les opérations d’exportation ne se feront plus via l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX).
Des tablettes à 70% algériennes
En outre, lors de la réunion d’hier, le Conseil des ministres a approuvé la révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des secteurs de l’Education nationale, de la Santé et de l’Enseignement supérieur. S’agissant de l’acquisition de tablettes numériques et de leurs accessoires pour les écoles primaires, le Président de la République a insisté sur le fait que ces outils technologiques «visent à alléger le poids des cartables pour les élèves et à faciliter l’enseignement, en dépassant les méthodes pédagogiques traditionnelles». Il a dans ce sens, ordonné que les tablettes numériques destinées aux écoles primaires « intègrent au moins 70 % de composants algériens, avec la participation d’entreprises algériennes expérimentées et de startups locales».
L’opération de généralisation des tablettes numériques dans les établissements scolaires «doit être une opportunité concrète pour les startups compétentes dans ce domaine afin qu’elles prennent leur place sur le marché et contribuent au développement de l’économie nationale, par les mains des enfants d’Algérie », a précisé le chef de l’Etat. Enfin concernant le projet du plan national pour l’autisme, le Président a ordonné «la création d’un centre national et d’annexes régionales pour la prise en charge des enfants atteints d’autisme, où ils pourront bénéficier d’un enseignement et d’un accompagnement adaptés».
Aussi a-t-il insisté sur «l’importance d’intégrer, dans les programmes pédagogiques, le souci de préserver le bien-être psychologique de ces enfants, en veillant à ce qu’ils ne souffrent pas de l’éloignement de leurs parents durant leur séjour dans les centres».
A.I.
