Avec une croissance économique soutenue, des politiques sociales efficaces et un rôle géopolitique de plus en plus affirmé, l’Algérie s’impose comme un acteur majeur en Afrique du Nord et sur la scène internationale.
L’Algérie attire de plus en plus l’attention des organismes mondiaux et des institutions internationales, qui soulignent les progrès réalisés ces dernières années. Selon la fintech internationale Hello Safe, qui vient de publier son Indice de prospérité mondiale 2026, l’Algérie se distingue par une performance singulière : elle est le seul pays africain à figurer dans la catégorie des nations à «prospérité intermédiaire».
La prospérité intermédiaire désigne généralement un stade de développement économique et social où un pays a dépassé la pauvreté mais n’a pas encore atteint le niveau d’une économie avancée ou à haut revenu. C’est une phase charnière, caractérisée par une croissance modérée et une amélioration de la qualité de vie.
Le Hello SafeProsperity Index s’appuie sur une approche multidimensionnelle pour évaluer les 186 pays de l’étude, six indicateurs clés ont été pondérés, à savoir le PIB par habitant (30 %) et le revenu national brut (20 %), l’Indice de développement humain (IDH) (20 %), le coefficient de Gini, mesurant les inégalités sociales (15 %) et le taux de pauvreté (10 %) et taux d’épargne nationale (5 %).
Cette méthodologie rigoureuse, basée sur les données de la Banque mondiale et du PNUD, permet d’obtenir une vision équilibrée entre croissance économique et progrès social.
En Afrique, Maurice (41,05 points) et les Seychelles (40,77 points) devancent légèrement l’Algérie (40,36 points), mais le seuil des 40 points marque l’entrée dans la catégorie «prospérité intermédiaire». Cette catégorie regroupe des pays en développement affichant des avancées sociales significatives, une amélioration de l’accès aux services de base et un niveau de vie relativement stable.
L’Algérie se distingue également de ses voisins d’Afrique du Nord, tous restés dans la catégorie de «faible prospérité». Le rapport attribue cette performance à la stabilité économique accrue, à un PIB par habitant supérieur à la moyenne continentale, ainsi qu’à des politiques sociales soutenues et à une redistribution des revenus favorisant un développement humain plus avancé que chez ses pairs régionaux. Malgré ces progrès, le chemin reste long pour atteindre les standards des économies occidentales.
Un géant en devenir
Récemment encore, le cabinet d’audit et de conseil KPMG a indiqué dans l’édition 2026 de son guide «Investir en Algérie», que le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a affiché une hausse régulière ces cinq dernières années.
Il est passé de presque 21 000 milliards de DA en 2020, à 25 158 milliards de DA en 2021 et à 32.589 milliards de DA en 2023. Cette tendance est confirmée pour l’année en cours, puisque la loi de finances 2026 a annoncé un PIB estimé à 41 878 milliards de DA, rappelle KPMG. En ce qui concerne l’activité économique, celle-ci devrait, en effet, poursuivre sa dynamique positive pour l’année 2026 avec un taux de croissance prévu de 4,1%.
Une trajectoire positive qui devrait assurer les performances attendues des secteurs hors hydrocarbures. C’est le cas de l’agriculture qui devrait enregistrer selon la LF 2026, une croissance de 5,4 % en 2026, des industries de 6,3 %, des bâtiments et travaux publics de 5,1 % et des services de 5 % également. Vendredi dernier, une table ronde de haut niveau sur le thème «Algérie : quel rôle pour un géant géopolitique ?» a été organisée aux États-Unis par l’Atlantic Council, le Stimson Center et le Geopolitical Risk Observatory, en présence de l’ambassadeur d’Algérie aux USA, Sabri Boukadoum, et de l’ambassadeur d’Algérie à Rome, Mohamed Khelifi.
Les intervenants ont souligné la position centrale de l’Algérie sur la scène régionale et son influence croissante à l’échelle internationale, mettant en avant son approche stratégique et pragmatique en matière de stabilité régionale, de prévention et de résolution des conflits, ainsi que sa contribution au renforcement de la sécurité énergétique mondiale.
L’Algérie joue un rôle clé dans la stabilité régionale en Afrique du Nord et au Sahel. Grâce à son engagement diplomatique et sécuritaire, elle agit comme médiateur dans les crises, notamment en Libye et favorise la coopération contre le terrorisme au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
H. Adryen
