Alger et Dacca ont signé un mémorandum d’entente qui prévoit notamment la fourniture de GNL, de GPL et de produits pétroliers dans le cadre d’accords intergouvernementaux.
L’Algérie et le Bangladesh franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat énergétique. Les deux pays ont signé, mardi,à Alger, un mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des hydrocarbures, ouvrant la voie à des approvisionnements bangladais en gaz naturel liquéfié (GNL), en gaz de pétrole liquéfié (GPL) et en produits pétroliers algériens, dans le cadre d’accords de gouvernement à gouvernement (G2G).
Le document a été signé par le ministre bangladais de l’Énergie, de l’Électricité et des Ressources minérales, Iqbal Hassan Mahmud, et le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.
Les discussions ont également porté sur le développement des infrastructures liées au GNL et au GPL, ainsi que sur les possibilités d’exploration des ressources pétrolières, gazières et charbonnières au Bangladesh.
Pour Dacca, cet accord représente une opportunité de diversifier ses sources d’approvisionnement et de renforcer sa sécuritéénergétique, dans un contexte de hausse de la demande intérieure et de dépendance à un nombre limité de fournisseurs.
Élargir le partenariat économique
Au-delà des hydrocarbures, les deux parties entendent élargir leur coopération à d’autres secteurs. Le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, ainsi que le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, ont rencontré séparément leur homologue bangladais pour examiner les perspectives de développement des relations bilatérales.
Les échanges ont notamment concerné le commerce, l’investissement, l’énergie, les engrais et le partage des connaissances. Les deux pays ont également évoqué des programmes de formation et d’échange d’expertise destinés aux ingénieurs et aux spécialistes bangladais du secteur énergétique.
Des perspectives dans plusieurs secteurs
La délégation bangladaise, conduite par Iqbal Hassan Mahmud et comprenant notamment le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, HumaiunKobir, ainsi que l’ambassadeur du Bangladesh en Algérie, a également été reçue par le Premier ministre, SifiGhrieb.
Cette rencontre a permis d’examiner les moyens de consolider les relations entre les deux pays et de développer les échanges dans plusieurs domaines, dont le commerce, l’investissement, l’agriculture, les engrais, l’éducation, les sciences, les technologies, le sport et la culture.
Le responsable bangladais a insisté sur la nécessité d’intensifier les échanges commerciaux et les investissements dans le secteur énergétique, tout en renforçant la formation et le transfert d’expérience.
De son côté, SifiGhrieb a réaffirmé l’intérêt de l’Algérie pour le développement de ses relations avec le Bangladesh, mettant en avant les possibilités de complémentaritééconomique entre les deux pays.
Ce mémorandum ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour le partenariat algéro-bangladais, avec un enjeu central : transformer les possibilités d’approvisionnement énergétique en échanges commerciaux concrets et durables.
S.R.
