Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est déclaré «profondément alarmé» par la décision du gouvernement sioniste de «prendre le contrôle de la ville de Ghaza».
Par la rédaction de Crésus
Selon le Secrétaire général de l’ONU, cette initiative marque une escalade dangereuse dans un conflit déjà meurtrier et risque d’aggraver les conséquences catastrophiques pour des millions de Palestiniens, tout en mettant en danger davantage de vies humaines, y compris celles des otages encore retenus.
Le chef de l’ONU a dénoncé l’ampleur de la crise humanitaire à Ghaza, qualifiée de «proportions horrifiques». Il met en garde contre le fait que cette nouvelle offensive sioniste entraînera davantage de déplacements forcés, de morts et de destructions massives, amplifiant une souffrance déjà «inimaginable» pour la population palestinienne.
Depuis le début de la guerre, Ghaza subit un blocus total, un effondrement des infrastructures vitales et une pénurie dramatique de nourriture, d’eau, de soins et d’électricité. Les organisations humanitaires peinent à acheminer l’aide, faute de couloirs sécurisés.
Un appel renouvelé au cessez-le-feu permanent
Guterres a réitéré son appel urgent à :
– un cessez-le-feu permanent
– un accès humanitaire sans entrave sur l’ensemble de la bande de Ghaza
– la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages.
Le secrétaire général a exhorté l’occupant à respecter le droit international, rappelant l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) rendu le 19 juillet 2024. Dans cette décision, la CIJ avait déclaré que l’entité sioniste est tenue :
- de cesser immédiatement toute nouvelle activité de colonisation
- d’évacuer l’ensemble des colons installés dans les territoires palestiniens occupés
- de mettre fin à sa présence illégale dans l’ensemble de ces territoires – ce qui inclut Ghaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est – «dans les plus brefs délais».
Ghaza, partie intégrante d’un futur État palestinien
Pour l’ONU, aucune solution durable au conflit n’est envisageable sans la fin de cette occupation illégale et sans la réalisation d’une solution à deux États viable. Guterres a insisté : «Ghaza est et doit rester une partie intégrante d’un État palestinien».
Cet avertissement, porté par sa porte-parole associée Stephanie Tremblay, survient dans un contexte où la communauté internationale demeure divisée sur les moyens de mettre fin à la guerre, tandis que le terrain bascule chaque jour un peu plus dans la destruction et l’exode forcé.
R.C.