Les passagers du vol AH2047 reliant Genève à Alger ont vécu ce qui ne devrait jamais arriver à des voyageurs payant le prix fort pour un billet d’avion : le mépris absolu de leur dignité.
Prévu hier samedi à 15h, l’appareil n’a quitté le tarmac qu’après 17h30. Deux heures trente d’attente interminable dans un aéroport où chaque minute coûte cher, surtout aux familles avec enfants, aux personnes âgées et aux travailleurs pressés de rentrer.
Or, plutôt que d’assumer cette défaillance, la compagnie nationale a choisi le comble du ridicule : offrir à ses clients 10 francs suisses. Dix misérables francs, une aumône qui ne paie même pas un café avec un croissant à Genève. Un mépris envers ses propres passagers.
Pas d’excuses, pas d’explication, pas de personnel d’accueil pour orienter, rassurer, apaiser. Le silence des responsables résonnait plus fort que les haut-parleurs de l’aéroport.
Les passagers, livrés à eux-mêmes, ont ressenti une humiliation double : celle de l’attente et celle de la désinvolture. Pendant que d’autres compagnies, même lowcost, offrent repas, bons de restauration ou solutions alternatives, Air Algérie préfère persister dans une politique de mépris, transformant la patience en supplice et la confiance en colère.
Ce qui s’est passé à Genève n’est pas un simple retard. C’est le symptôme d’une gestion déliquescente, d’une compagnie nationale qui, au lieu d’être la fierté d’un pays, en devient la caricature.
Les voyageurs ne réclament pas le luxe, mais le respect. Ils ne demandent pas des miracles, mais la considération élémentaire qui distingue une entreprise citoyenne d’un transporteur désinvolte.
Air Algérie se doit d’entendre ce cri. Car un pavillon national n’est pas qu’une flotte d’avions : c’est l’image d’un peuple, de son sérieux, de son hospitalité. Continuer sur cette voie du dédain, c’est salir notre drapeau dans les airs.
Morale : le respect coûte moins cher que le mépris. Conseil : qu’Air Algérie retrouve l’honneur de servir ses passagers avec dignité, sinon elle finira par voler… à vide.
S.M
