A plus d’un mois de la rentrée scolaire, le spectre de la disponibilité et des prix des fournitures scolaires hante l’esprit des parents d’élèves, notamment ceux qui ont plus d’un enfant scolarisé.
Une situation qui interpelle le ministère de l’Education nationale qui adresse, chaque année, aux directions de l’Education une circulaire dans laquelle les établissements scolaires des trois paliers éducatifs sont tenus d’afficher le plus tôt possible les listes des fournitures nécessaires, et ce, afin de permettre aux parents d’élèves de les acheter avant la rentrée.
Dans le souci de garantir la disponibilité à des prix compétitifs, le ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché national a appelé les opérateurs économiques du secteur des fournitures scolaires à contribuer activement aux foires spécialisées qui seront organisées en prévision de la prochaine rentrée scolaire.
«La priorité stratégique d’assurer la fluidité de l’approvisionnement en produits de large consommation sur l’ensemble du territoire national, sur la base des prix de référence adoptés par le ministère, tout en renforçant les mécanismes de contrôle sur le terrain, notamment de contrôle nocturne des activités commerciales ayant un impact direct sur la santé du consommateur», a mis en avant le secrétaire général du ministère, El Hadi Bakir.
Des marchés de proximité
Concrètement, selon le directeur régional du commerce pour la région centre, Aïssa Michachou, pas moins de 43 marchés de solidarité pour la vente de fournitures scolaires seront ouverts le 20 août dans les six wilayas du centre du pays, que sont Blida (6), Tizi Ouzou (21), Bouira (3), Médéa (7), Aïn Defla (3) et Djelfa (3).
Une aubaine pour les parents d’élèves dont le pouvoir d’achat est déjà fortement fragilisé par la vie chère.
Pour la participation et vu que ce marché est porteur à plus d’un titre, «plus de 290 opérateurs économiques, dont des importateurs, des producteurs, des grossistes et des détaillants, ont accepté de vendre des fournitures scolaires de qualité à des prix compétitifs et solidaires afin que le plus grand nombre de parents, de toutes les bourses, puissent les acquérir», a-t-elle précisé.
Une production au rabais
Pour faire face au déficit en matière de production, les pouvoirs publics ont décidé de créer à Bordj Bou-Arréridj un pôle spécialisé en la matière, dans l’objectif de répondre aux besoins du marché national en articles scolaires de haute qualité. Du fait que la production nationale couvre moins de 20% des besoins du marché. Ce qui engendre un montant de plus 90 millions de dollars alloué annuellement à l’importation.
Conscients de la nécessité de réduire les importations pour répondre aux besoins du marché nationale, l’Etat a mis en œuvre plusieurs mesures pour encourager la production locale.
L’on peut citer, entre autres, la réservation de terrains pour la création de pôles industriels spécialisés dans la production de fournitures scolaires à l’image de celui de Bordj Bou- Arréridj qui comprend sept unités de production.
Aussi, des soutiens financiers sont accordés aux investisseurs souhaitant créer des unités de production et surtout une protection douanière pour protéger l’industrie de la concurrence étrangère.
En matière de formation et de qualification, des centres relevant de la Formation professionnelle proposent des formations pour les travailleurs de l’industrie des fournitures scolaires, afin d’améliorer leurs compétences et leur productivité.
Pour ce qui est de la qualité, il a été décidé, dans le cadre de l’encouragement à la production locale, d’établir des normes de qualité afin de garantir leur conformité aux standards internationaux et de renforcer la confiance des consommateurs.
Au tour des investisseurs de saisir la perche pour que la production locale couvre entièrement les besoins du marché et que les prix soient à la portée de tous. Et pourquoi ne pas songer à l’exportation.
Ferhat Zafane
