Les épreuves du BEM 2025 ont pris fin hier après-midi avec l’examen de langue amazighe. Les trois jours d’efforts, fournis par les plus de 820 000 candidats libres et scolarisés, font maintenant place à «l’attente des résultats», nous expliquaient des parents d’élèves.
De l’avis de beaucoup, l’organisation et le déroulement des 10 épreuves, nécessaires au passage au lycée, est une réussite pour le secteur de l’éducation. Un seul cas de «tentative de triche» est en effet signalé. En ce sens, les élèves et leurs parents, rencontrés hier matin à l’issue du premier examen de la journée, estiment que les épreuves du BEM 2025 sont «jusque-là, globalement abordables». Le sujet de mathématiques, lundi, et celui de physique et technologie, le premier jour, font toutefois exception pour certains. «Ils ont été les plus compliqués que prévu», lance un candidat. Le reste des épreuves, notamment les sujets des langues sont pour leur part «beaucoup plus simple». A titre d’exemple, l’examen de français, programmé hier matin, «a été très facile (…) les réponses sont dans le texte, il suffit de lire attentivement», précise notre interlocuteur. Il ajoute que le sujet choisi, qui se rapporte au thème de l’écologie, a été «très facile». «Je pense pouvoir avoir plus que la moyenne», s’est réjoui l’élève, visiblement studieux. Quant au père, il nous explique qu’il a fait le choix de «ne pas recourir au cours de soutien».
Toutefois, il est également à noter que les avis varient quant à la difficulté des sujets des matières scientifiques. En ce sens, à l‘issue de la première matinée dimanche, un élève nous déclarait à propos du sujet de physique et technologie, qu’il «avait répondu sans crainte et sans hésitation». Par ailleurs, les examens de fin d’année, que ce soit le BEM, mais surtout le Baccalauréat sont aussi une «épreuve» pour les parents. Et cette édition 2025 ne fait pas exception. Ainsi, dès le premier jour, il n’était pas rare de voir des parents d’élèves attendre leurs enfants devant les centres d’examen, avec une certaine angoisse visible sur le visage. L’un d’eux nous déclarait hier que «l’épreuve est aussi partagée par les parents (…)». L’essentiel, enchaîne-t-il, «est qu’il obtienne les meilleures notes, ait la meilleure orientation vers la filière scientifique». Quant au dixième, et dernier examen du BEM 2025, l’épreuve «facultative de langue amazighe, elle, n’attire visiblement qu’un nombre relativement limité de candidats. C’est du moins ce que nous avons constaté à Alger-centre, où plusieurs centres d’examen sont restés fermés à 14h30. Les raisons de ce «boycott», doivent sérieusement interpeller les pouvoirs publics. La langue amazighe souffre faut-il également le rappeler, d’un relatif manque de professeurs à l’échelle nationale.
Récemment des responsables du HCA (Haut-commissariat à l’amazighité), faisaient pourtant savoir que le «nombre d’élèves inscrits dans les classes est en progression». Des classes seraient déjà ouvertes «dans 52 wilayas».
Nadir K.
