La coopération bilatérale entre l’Algérie et la Tunisie ne cesse de se consolider dans tous les domaines, y compris dans la lutte contre les catastrophes et les risques majeurs.
C’est dans ce cadre qu’une manœuvre conjointe de simulation d’un feu de forêt a été organisée, hier au niveau de la zone frontalière algéro-tunisienne, précisément dans la forêt de Safaya, relevant du gouvernorat d’El-Kef.
Si l’objectif de cet exercice est de renforcer la coordination opérationnelle, d’échanger les expertises techniques, et d’améliorer la capacité de réaction face aux feux de forêts, tout en préservant les vies humaines et l’environnement, selon le communiqué de la direction générale de la Protection civile, il n’en demeure pas moins que cet exercice a permis de tester les capacités opérationnelles des équipes engagées et leur réactivité en cas d’incendies.
Joint hier par nos soins, l’inspecteur à la Direction générale de la Protection civile, Farouk Achour, a précisé que «les zones frontalières entre la Tunisie et l’Algérie sont régulièrement confrontées, durant la saison estivale, à une recrudescence des incendies de forêts en raison de la hausse des températures et des vents secs. Ces feux touchent notamment les gouvernorats de Jendouba et du Kef côté tunisien, ainsi que les wilayas de Tébessa et Souk Ahras côté algérien».
Ces incendies, a-t-il souligné, «surviennent alors que les alertes se multiplient quant aux effets du changement climatique sur les forêts méditerranéennes, particulièrement à l’aube de la saison estivale».
Interrogé sur l’objectif assigné à une telle manouvre, notre interlocuteur a indiqué que «la manœuvre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la mise en place de dispositifs communs de lutte contre les feux de forêts au niveau de la bande frontalière».
Et d’ajouter que «cette manœuvre ne se limite pas à une simulation d’incendie, mais constitue également un exemple concret de la mise en œuvre des engagements bilatéraux, en matière de coopération dans le domaine de la Protection civile, en phase avec les orientations des hautes autorités des deux pays».
Aussi, selon Farouk Achour, elle «traduit également la volonté des deux pays de renforcer les liens de coopération, de partager les expériences et les meilleures pratiques en matière de Protection civile et de consolider la résilience face aux catastrophes naturelles»
Pour ce qui est des moyens logistiques mobilisées pour la réussite d’une telle manœuvre, Farouk Achour a révélé que «la partie algérienne a mobilisé d’importants moyens humains et matériels, notamment deux équipes de la Protection civile, spécialisées dans la lutte contre les incendies de forêts, ainsi que des dispositifs performants de commandement, de coordination et de communication».
De quoi, selon notre interlocuteur, «tester les capacités opérationnelles, d’optimiser les interventions conjointes et de mettre en place des procédures harmonisées de gestion des crises».
Ferhat Zafane
