L’objectif pour le ministère de l’Education nationale est de dépasser le taux de réussite, record de 62,85%, réalisé l’année dernière.
Plus de 800 000 élèves, principalement issues des «6 108 collèges» du pays sont attendus ce matin au niveau des 30 000 centres d’examen prévus pour le BEM 2025. Le Brevet d’enseignement moyen, qui doit se prolonger sur trois jours, débute avec la traditionnelle épreuve de langue arabe. Et au-delà de l’enjeu pour les élèves, le BEM est également une «épreuve» pour le secteur. L’objectif pour le ministère de l’éducation est en effet de dépasser le taux de réussite, «record», de l’année dernière, arrivé à 62,85%.
En ce sens, en hausse constante ces dernières années après la parenthèse du COVID, à 59,16% en 2022, 60,97% en 2023, puis 62,85% en 2024, le «taux de réussite» est l’un des principaux indicateur quant aux résultats réels des politiques de réforme visant à améliorer le niveau scolaire. Et le ministère compte visiblement poursuivre sur cette lancée. Les différentes déclarations, et communiqués publiés ces derniers jours assurent que «toutes les conditions» sont réunies pour la réussite de l’épreuve. Ainsi, le BEM 2025 sera supervisé par pas moins de «240 000 encadreurs» répartis sur les différents centres d’examen. D’importantes mesures de sécurité et de lutte contre la triche sont également au programme.
Dans cette logique, le secrétaire général de l’Office national des examens et concours (ONEC), Mohamed Hadj Kola, assure, dans une déclaration hier à l’agence APS, que le secteur de l’éducation veille à ce que les élèves bénéficient des meilleures conditions. Concrètement, le responsable de l’Office sous tutelle du secteur de l’éducation, précise que «toutes les mesures et dispositions relatives à l’organisation des épreuves du BEM ont été prises». L’Objectif, durant ces trois jours d’épreuves est de «permettre aux candidats de passer ces épreuves dans des conditions optimales», grâce notamment à «la mobilisation d’effectifs issus du secteur pour la supervision de l’opération». Quant aux mécanismes de «soutien psychologique» pour les élèves, le ministère de l’Education, qui a notamment publié des spots publicitaires en ce sens, annonce qu’en concertation avec les services du ministère de la Santé, des «psychologues seront présents» au niveau de l’ensemble des sites d’examen. L’objectif étant «d’aider les candidats», et futurs lycéens, à concourir «en toute sérénité».
Quant au déroulement des épreuves du BEM 2025, le ministère fait le choix de la constance. Le «calendrier des examens» est en effet «inchangé» par rapport aux années précédentes. Et les sujets, affirme Mohamed Kola, «seront uniquement construits sur les cours dispensés en classes durant l’année scolaire». Ainsi, près de 820 000 candidats inscrits, collégiens, ou candidats libres issus notamment des établissements pénitentiaires, sont appelés ce matin à répondre aux sujets de langue arabe et de sciences physiques. L’après-midi est pour sa part consacrée à l’éducation islamique et à l’éducation civique. Les journées du 2 et 3 juin sont quant à elles consacrées aux épreuves de mathématiques, de langue anglaise, d’histoire et géographie. Puis, le troisième jour, à la langue française, aux sciences de la nature et de la vie et à la langue amazighe.
Plus de 5.000 détenus concernés
Par ailleurs, en plus des élèves scolarisés, il est à noter que plus de 5 059 détenues sont également inscrites au BEM 2025, «dont 57 femmes et 20 mineures». Le ministère de la Justice, dans un récent communiqué explique également que 56 centres d’examen officiels», seront ouverts au sein d’établissements pénitentiaires. Les épreuves s’y déroulent conformément au reste des centres d’examen, sous la «supervision et l’organisation du ministère de l’Éducation nationale et de l’Office national des examens et concours (ONEC)».
Des mesures pour sécuriser les épreuves
Et sur un autre plan, la lutte contre les tentatives de fraude ou de «fuite des sujets», demeure une préoccupation des responsables du secteur de l’éducation. Mohamed Hadj Kola, appelant hier les candidats à «éviter d’interagir avec les faux sujets circulant sur les réseaux sociaux». Le ministère de son côté, avait recommandé «la prudence» face aux éventuelles informations erronées qui pourraient être relayées par les différents sites et réseaux sociaux. Une source de «pression et de diversion» que les candidats doivent éviter.
Quant aux mesures strictes des dernières années contre la fuite des sujets lors des épreuves, le responsable de l’ONEC rappelle que le dispositif reste entièrement en vigueur. Tout sera mis en œuvre afin de garantir la transparence des examens, notamment avec «l’interdiction stricte d’utiliser ou d’introduire dans les centres d’examen tout moyen de communication». La loi prévoit également de lourdes sanctions à «l’encontre de toute personne se présentant à la place d’un autre candidat».
De son côté, la DGSN (Direction Générale de la Sûreté Nationale), prévoit, comme chaque année, la mise en place d’une série de mesures sécuritaires destinées à assurer le bon déroulement des examens. Un communiqué de la DGSN, publié la semaine dernière, avait également annoncé le renforcement du nombre des patrouilles motorisées et pédestres afin de garantir l’accès des candidats et du personnel éducatif dans les meilleures conditions.
Nadir K.
