La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a appelé à prendre des mesures immédiates pour mettre fin au «carnage» à Ghaza, quelques heures après que cinq secouristes, quatre journalistes et un pompier sont tombés en martyrs, lors d’une frappe sioniste contre le complexe médical «Nasser» à Khan Younes, dans le sud de la bande de Ghaza.
«Des sauveteurs tués dans l’exercice de leurs fonctions. Des scènes comme celle-ci se déroulent à chaque instant à Ghaza, souvent invisibles et largement non documentées», a dénoncé Mme Albanese sur les réseaux sociaux, appelant les Etats à prendre des mesures immédiates pour mettre fin au «carnage» dans l’enclave palestinienne. La responsable onusienne a exhorté les gouvernements à intervenir de «manière décisive», avertissant que l’inaction perpétue la violence, réitérant ses appels à des mesures internationales urgentes, y compris la fin du blocus sur Ghaza, un embargo sur les armes contre l’entité sioniste, et l’imposition de sanctions contre l’occupation.
De son côté, la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, a condamné le bombardement. «Les journalistes ne sont pas une cible. Les hôpitaux ne sont pas une cible», a dénoncé Mme Shamdasani dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, ajoutant que «l’assassinat de journalistes à Ghaza devrait choquer le monde, non pas en le plongeant dans un silence stupéfait mais en le faisant agir». Le responsable de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a dénoncé pour sa part, l’inaction «choquante» de la communauté internationale face à l’escalade des agressions sionistes à Ghaza. Cette frappe revient à «faire taire les dernières voix qui dénoncent la mort silencieuse d’enfants victimes de la famine», a-t-il indiqué dans un message sur les réseaux sociaux, ajoutant que «l’indifférence et l’inaction du monde sont choquantes».
Depuis octobre 2023, plus de 62.744 Palestiniens sont tombés en martyrs dans la bande de Ghaza, dans le cadre d’une guerre génocidaire menée par l’occupation sioniste, qui a dévasté l’enclave palestinienne et provoqué une crise humanitaire sans précédent.
R.N.
