Le ministre d’Etat, ministre des hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, a réaffirmé, mardi à Brazzaville, le soutien constant de l’Algérie aux objectifs de l’organisation africaine de pays exportateurs de pétrole, (APPO) à ses initiatives visant à permettre à l’Afrique d’exploiter efficacement et équitablement ses ressources naturelles.
Comme il a souligné l’importance de la mise en œuvre des projets de coopération continentale, « notamment la Banque africaine de l’énergie, ainsi que le soutien aux initiatives de financement conjoint des projets d’infrastructures énergétiques en Afrique ».
Il est à noter, par ailleurs, que l’APPO, fondée en 1987 à l’initiative de l’Algérie et d’autres pays africains producteurs de pétrole, constitue un cadre institutionnel de haut niveau qui vise à coordonner les politiques pétrolières, à promouvoir la coopération et l’intégration énergétique, tout en favorisant le transfert de technologie entre les États membres.
En dehors de l’évaluation des activités du Secrétariat général de l’Organisation pour l’année en cours, les participants ont examiné le programme de travail et du budget pour l’année 2026 ainsi que l’étude des moyens de renforcer la coopération africaine dans les domaines de l’exploration, de la production et du développement des capacités techniques.
La rencontre a également permis aux participants de discuter des perspectives de partenariat africain dans le contexte des transformations mondiales liées à la transition énergétique, en soulignant l’importance de « valoriser le contenu local dans les industries pétrolières et gazières comme facteur clé pour atteindre le développement durable et créer de la valeur ajoutée dans les économies africaines ».
Et pour marquer l’engagement collectif à renforcer la participation des compétences et institution nationales, les ministres participants pont signé « l’accord de Brazzaville sur le développement du contenu local dans l’industrie pétrolière et gazière en Afrique », qui incarne la feuille de route qui aura à œuvrer à « positionner l’Afrique comme un acteur clé des équilibres énergétiques mondiaux », en stimulant l’investissement, l’innovation et la coopération continentale dans le domaine de l’énergie.
Concernant les recommandations issues de cette rencontre, l’on note, entre autres, la nécessité de développer des mécanismes efficaces pour mesurer et évaluer les politiques de contenu local dans les États membres, permettre aux fournisseurs africains de fournir de biens et services de haute qualité à l’industrie pétrolière et gazière et faciliter l’accès au financement, à la technologie et à l’expertise au bénéfice des entreprises locales ;
Synthèse Ferhat Zafane
