Les partis politiques intensifient leurs préparatifs en vue des prochaines élections locales. Alors que certaines formations ont déjà déposé leurs listes auprès des délégations de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), d’autres poursuivent la sélection de leurs candidats et la finalisation de leurs dossiers.
Le Front El Moustakbal entend prendre part à cette échéance avec une présence importante sur le terrain. Son président, Fateh Boutbig, a annoncé la présentation de 1 021 listes électorales, dont 953 pour les Assemblées populaires communales (APC) et 63 pour les Assemblées populaires de wilaya (APW), ainsi que des listes dans le cadre d’alliances électorales.
Lors d’une conférence de presse au siège du parti, il a souligné que l’enjeu ne se limitait pas au nombre de candidatures, mais résidait également dans la qualité des profils retenus, la pertinence des programmes et la capacité des futurs élus à répondre aux attentes des citoyens. Il a insisté sur la nécessité de faire des Assemblées locales des acteurs du développement des communes et des wilayas.
Le nomadisme politique dans le viseur
Au-delà des préparatifs électoraux, Fateh Boutbig a abordé la question du nomadisme politique, notamment les changements d’appartenance partisane en cours de mandat. Il a rappelé que la Constitution encadrait cette pratique pour les parlementaires, tout en estimant qu’il n’existait pas d’interdiction légale spécifique applicable aux élus locaux.
Le responsable du Front El Moustakbal a plaidé pour l’instauration d’un cadre déontologique destiné à renforcer la discipline partisane et à préserver la cohérence des engagements pris devant les électeurs. Selon lui, les changements d’affiliation peuvent fragiliser les formations politiques et perturber le fonctionnement des Assemblées élues.
Il a également souligné l’importance de l’encadrement des militants et des élus par leurs partis, considérant qu’un accompagnement régulier contribue à consolider les engagements politiques.
La participation électorale, l’autre défi
La mobilisation des électeurs figure également parmi les priorités affichées par le président du Front El Moustakbal. Celui-ci a appelé les citoyens, particulièrement les jeunes, à s’impliquer davantage dans le processus électoral.
Estimant que l’absence de candidatures ne saurait être systématiquement interprétée comme un signe de défiance envers les institutions, il a insisté sur le rôle de l’éducation civique et politique dans la promotion de la participation. Il a appelé à encourager une culture politique fondée sur l’initiative, la confiance et l’engagement citoyen.
Le FLN annonce le dépôt de ses listes
De son côté, le Front de libération nationale (FLN) a annoncé avoir déposé ses dossiers de candidature auprès des délégations de wilaya de l’Anie. Selon Fayçal Ghamès, membre du bureau politique chargé de l’information, le parti s’appuie sur son implantation nationale pour préparer sa participation au scrutin.
Les listes ont été élaborées, a-t-il indiqué, dans le respect des exigences de la législation électorale, notamment celles relatives à la représentation des femmes, des jeunes de moins de 40 ans et de candidats universitaires. Le FLN entend se servir de son expérience dans les Assemblées élues pour défendre les priorités locales et tenir compte des spécificités de chaque région.
Au Front des forces socialistes (FFS), un responsable a, pour sa part, évoqué les difficultés rencontrées par les formations politiques pour participer pleinement aux élections, tout en soulignant leur responsabilité dans la préparation de cette échéance.
Le Parti des travailleurs a également fait état de ses démarches. Il a annoncé le dépôt de listes pour les APW à Béchar, Annaba, Mila et Oran, ainsi que de candidatures aux APC dans quinze communes de Tizi Ouzou et de Constantine. Selon Ramdane Taâzibt, membre du secrétariat politique du parti, les dossiers étaient encore à l’examen auprès des délégations de wilaya de l’Anie.
I. Khermane
