Dialogue politique, application de la loi électorale et numérisation du fichier électoral, le président du parti « Sawt Echaab » a détaillé plusieurs pistes d’amélioration du processus électoral.
À l’approche des prochaines élections locales, le président du parti « Sawt Echaab » (Voix du peuple », Lamine Osmani, a appelé à renforcer le dialogue entre les formations politiques et les institutions chargées de l’organisation du scrutin. Lors d’une conférence de presse consacrée à plusieurs questions nationales et régionales, il a notamment plaidé pour une meilleure clarification de certaines dispositions de la loi électorale.
Le responsable politique a indiqué que le bureau politique national de son parti avait sollicité une rencontre avec l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) afin d’échanger sur différents aspects du processus électoral et sur l’application de la législation en vigueur.
Selon Lamine Osmani, ces échanges ont permis d’instaurer un « dialogue sérieux et responsable », notamment autour de l’interprétation de certaines dispositions juridiques. Il a cité l’article 184 de la loi électorale, particulièrement les dispositions relatives aux condamnations et aux faits de corruption.
Il a insisté sur la nécessité de fonder l’application des règles électorales sur les documents prévus par la législation, notamment le casier judiciaire, les décisions des autorités compétentes ainsi que les différents rapports administratifs et sécuritaires.
Moderniser la gestion du fichier électoral
Lamine Osmani a également évoqué la mobilité des militants entre les formations politiques, estimant que l’adhésion à un parti devait avant tout relever d’une conviction personnelle. Il a, dans ce cadre, défendu le principe de la liberté d’adhésion et de changement d’appartenance politique.
Sur le plan organisationnel, il a appelé à poursuivre la modernisation du processus électoral, notamment à travers la numérisation des procédures et l’amélioration de l’inscription sur les listes électorales. Il a notamment évoqué la possibilité de réfléchir à des mécanismes facilitant l’inscription des nouveaux électeurs et la mise à jour du fichier électoral.
Pour le président du parti, plusieurs aspects du dispositif électoral peuvent encore faire l’objet d’ajustements afin d’améliorer l’organisation des scrutins et leur fonctionnement.
Former les futurs responsables publics
Lamine Osmani a par ailleurs consacré une partie de son intervention au rôle des partis politiques dans la formation des militants et des futurs responsables publics. Il a distingué le « militant politique », engagé autour de convictions et d’un programme, du « fonctionnaire politique », davantage tourné, selon lui, vers l’accès à une fonction élective.
Il a appelé les formations politiques à renforcer leurs structures de formation et à développer leurs activités au-delà des seules périodes électorales. L’objectif, a-t-il expliqué, est de contribuer à l’émergence de cadres disposant d’une meilleure connaissance des institutions et capables d’assumer des responsabilités publiques.
Cette formation devrait également, selon lui, favoriser l’émergence d’une classe politique fondée sur l’ancrage populaire, la compétence, l’intégrité et la connaissance du fonctionnement de l’État.
Les élus face aux attentes locales
Le président de Sawt Echaab, Lamine Osmani, a insisté sur la responsabilité des élus dans la prise en charge des préoccupations des citoyens, notamment en matière d’infrastructures, de services publics, de santé, de formation et de conditions de vie.
Il a également réaffirmé son soutien aux positions officielles de l’Algérie, rappelant que la politique étrangère relève des prérogatives constitutionnelles du président de la République. Il a, par ailleurs, exprimé sa confiance dans les institutions nationales chargées de la sécurité et de la défense.
La conférence a principalement porté sur les prochaines élections locales, l’application de la loi électorale, la modernisation du processus électoral et le rôle des partis dans la préparation des futurs responsables publics.
I. Khermane
