Considérant les prochaines échéances électorales comme « décisives pour l’avenir proche du pays », le parti du Front des forces socilaistes (FFS) se prépare à saisir la moindre tribune pour porter le projet du parti dans les quatre coins du pays et poursuivre la quête de la construction d’un grand mouvement politique.
C’est en substance la part du lion des travaux de la session ordinaire du Conseil national du parti qui s’est tenue hier au siège national, présidée par le premier secrétaire national, Youcef Aouchiche.
Convaincu que « le pays a besoin d’assemblées élues compétentes», Youcef Aouchiche a appelé à « une mobilisation citoyenne consciente, lucide et organisée ».
Selon le premier responsable du FFS, une telle mobilisation « peut marquer le point de rupture entre la politique de la force et la force de la politique ».
Plus explicite, l’orateur a indiqué que le pays a besoin d’assemblées locales avec plus de prérogatives, et une Assemblée nationale qui ne soit plus « une chambre d’enregistrement », mais « plutôt « le cœur battant de la société et de la République ».
Réconcilier la politique avec l’éthique
Le premier secrétaire national du FFS, qui rejette le postulat selon lequel l’opposition est une fatalité, a souligné que « le FFS, locomotive de l’opposition patriotique, démocratique et progressiste, veut incarner ce choix historique. Notre engagement n’est pas circonstanciel. Il s’inscrit dans la longue tradition des luttes pour la liberté, la souveraineté et la dignité. Nous portons le flambeau de la fidélité aux idéaux de Novembre et de la Soummam : la liberté, la justice et la démocratie ».
Toujours à propos des futures échéances électorales, Youcef Aouchiche a tenu à apporter la précision en affirmant que « la question, au fond, n’est pas seulement électorale, elle est idéologique. Elle s’articule autour de notre conception de l’État, de la politique, du pouvoir et de la citoyenneté ».
« Nous voulons repenser le lien entre gouvernants et gouvernés, redonner un sens à la représentation, réhabiliter la parole du citoyen comme source première de la légitimité. En un mot : réconcilier la politique avec l’éthique », a-t-il martelé du haut de la tribune.
Pour ce faire, Youcef Aouchiche a affirmé qu’«au FFS, nous voulons construire une alternative patriotique, pacifique, sérieuse et crédible, non pas seuls ou en tournant le dos aux réalités sociales et politiques, mais en associant toutes les forces vives de la société et tous les acteurs politiques qui s’inscrivent sincèrement dans le projet national : celui d’un État de droit, fort, moderne, démocratique et social».
Abordant l’actualité internationale, Youcef Aouchiche a pointé du doigt la gravité de la situation en affirmant que « tandis que les menaces se précisent et que les incertitudes s’amplifient (…) c’est précisément à ce moment historique que s’impose le sursaut. Un sursaut qui n’est pas une simple émotion, mais bâti autour d’une vision, d’une adhésion et d’une stratégie claire ». Se voulant rassembleur, Youcef Aouchiche a indiqué qu’il ne s’agit pas de renverser, mais de « refonder, ensemble, notre État national et notre socle commun », en expliquant que « changer, de notre point de vue, c’est repenser en profondeur nos institutions, nos modes de gouvernance, nos politiques publiques et notre manière de faire la société.
C’est valoriser les acquis, corriger ce qui ne fonctionne plus, réparer ce qui peut l’être et transformer en profondeur. Le changement, c’est tirer les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir ».
Ferhat Zafane
