Le débat sur l’exploitation des listes d’attente et la gestion des concours de recrutement dans le secteur de l’éducation nationale refait surface.
Dans une correspondance officielle adressée hier au Premier ministre, le député Bekhouch Essedik, élu de la wilaya de Tébessa, a attiré l’attention des autorités sur le sort des lauréats de la spécialité «Mise en œuvre éducative» ayant réussi le concours national de 2024. Ces candidats, bien qu’ayant obtenu leur place dans le dispositif de recrutement, se retrouvent toujours en attente d’affectation, contrairement aux enseignants, dont les listes d’attente sont régulièrement exploitées d’une année à l’autre. Une situation jugée «injuste» et «incomprise» par les concernés. Le parlementaire rappelle, dans sa lettre, que le nouveau statut particulier du secteur de l’éducation, récemment promulgué, a introduit un poste spécifique intitulé «superviseur éducatif» qui devrait être pourvu par ces lauréats.
Il souligne que ce corps occupe un rôle essentiel au sein des établissements scolaires, en raison de ses missions éducatives et organisationnelles, tout en notant le déficit flagrant enregistré dans ce domaine. Face à cette réalité, l’élu interpelle directement le Premier ministre afin d’ordonner l’exploitation des listes d’attente de 2024, estimant qu’il serait «injuste» de contraindre ces diplômés à patienter pour de nouveaux concours alors qu’ils disposent déjà des compétences et de la qualification requises. Le député propose également l’étude de mesures exceptionnelles, telles que l’octroi de licences spéciales permettant d’intégrer sans délai les lauréats en attente. Par cette démarche, Bekhouch Essedik relaie les préoccupations d’une frange importante de jeunes diplômés qui aspirent à rejoindre le secteur éducatif, contribuant ainsi à renforcer un système scolaire confronté à de multiples défis. Le dossier reste désormais entre les mains du gouvernement, appelé à trancher entre la rigueur réglementaire et la nécessité de répondre à une attente sociale pressante.
Cette problématique de diplômés sans emploi nécessite effectivement qu’on s’y penche sérieusement. Il y va de l’avenir de la jeunesse et de l’Algérie globalement appelée à surmonter bien des obstacles et à faire face à de nombreux défis.
R.N.
