De peur d’être laminés aux prochaines échéances électorales, les partis de la mouvance islamique comptent fusionner ou passer des alliances, avec l’ambition de retrouver une influence qui n’a cessé de reculer ces dernières années. En effet, les perspectives de former une alliance électorale entre le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) et le Mouvement Ennahda se renforcent à l’approche des échéances législatives et locales prévues en 2026. Dans ce contexte, une rencontre s’est tenue, mardi, au siège du Mouvement Ennahda, entre les dirigeants des deux partis.
Tenue en présence des cadres des deux parties, la rencontre a abordé divers dossiers nationaux, régionaux et internationaux, au premier rang desquels la question palestinienne. Les discussions ont également porté sur les questions économiques et sociales qui préoccupent la scène nationale. Dans un communiqué, le MSP précise que «le président du Mouvement de la Société pour la Paix, Abdelali Hassani Cherif, accompagné d’une délégation de cadres du parti, a rencontré, le mardi 23 septembre 2025, la direction du Mouvement Ennahda, conduite par son secrétaire général Mohamed Douibi et plusieurs membres de la direction nationale». La même source révèle qu’«il a été, également, question des perspectives de coopération et de coordination futures entre les deux mouvements, dans le cadre du document-cadre de la déclaration de principes, qui avait été convenu et signé précédemment». Une annonce renforçant ainsi l’hypothèse d’une alliance électorale possible entre le MSP et Ennahda lors des prochaines élections législatives et locales.
Cette initiative entre les deux partis islamistes prend une dimension politique supplémentaire, sachant que le Mouvement Ennahda avait soutenu le candidat du MSP, Abdelali Hassani Cherif, lors de la dernière élection présidentielle. Ce qui pourrait préparer le terrain à une base commune plus large entre les deux formations sur la scène politique nationale.
Il convient de noter que, du côté du MSP, la rencontre a été marquée par la présence des vice-présidents Ahmed Sadok et Nacer Hamdadouche, ainsi que des membres du bureau exécutif national Farouk Taïfour et Abdelmounaim Benhamda.
R.N.
