Le secrétaire général du ministère de la Défense nationale,le général-major Mohamed Salah Benbicha, a présidé, hier, au Cercle national de l’armée à Beni Messous, à Alger (1re Région militaire), l’ouverture des travaux du colloque international intitulé «Durabilité de l’eau et de l’environnement face au changement climatique».
Cette rencontre scientifique s’inscrit dans un contexte mondial marqué par l’aggravation des effets du changement climatique et leurs répercussions directes sur les ressources hydriques, considérées, désormais, comme un enjeu stratégique majeur.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence d’un parterre de hautes personnalités de l’État et de représentants d’institutions stratégiques. Ont notamment pris part à l’événement le conseiller du président de la République chargé des affaires de sécurité et de défense, le directeur général de l’Institut national d’études en stratégie globale, ainsi que des cadres supérieurs du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’Armée nationale populaire.
La rencontre a également rassemblé des experts, chercheurs et universitaires nationaux et étrangers, confirmant la dimension internationale et pluridisciplinaire de ce colloque, placé sous le signe de la réflexion scientifique et du partage d’expériences autour des enjeux liés à l’eau et à l’environnement.
Un enjeu de sécurité nationale
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général a mis en exergue la place centrale de la ressource hydrique dans les équilibres environnementaux, économiques et sécuritaires. Il a évoqué les buts escomptés de l’organisation de cette importante manifestation scientifique.
«Je suis convaincu que ce colloque scientifique international sera couronné par l’adoption de recommandations et de propositions, à même de renforcer la coopération et la coordination entre l’ensemble des secteurs, tout en associant la société civile et le citoyen», a-t-il indiqué.
Une manière de mettre en avant les effets du changement climatique, de plus en plus perceptibles à travers la variabilité des précipitations, la baisse des ressources disponibles et l’intensification des périodes de sécheresse, imposent une adaptation urgente des politiques publiques. Une manière, également, d’alerter sur la nécessité de considérer la question de l’eau non seulement comme un défi environnemental, mais également comme un enjeu de sécurité nationale à part entière, appelant à renforcer les mécanismes de prévention, d’anticipation et de gestion durable.
Une approche intégrée et prospective
Le général-major Mohamed Salah Benbicha a insisté sur l’importance d’une vision globale et intégrée de la gestion des ressources hydriques, reposant sur la coordination entre les différents secteurs concernés. Une démarche s’inscrivant dans une logique de gouvernance moderne et efficiente, fondée sur l’innovation, la planification stratégique et l’anticipation des risques futurs. L’objectif étant de garantir la sécurité hydrique du pays et de consolider sa souveraineté face aux défis climatiques croissants.
Des contributions scientifiques multidisciplinaires
Les travaux du colloque ont réuni des experts en hydrologie, climat, environnement et gestion des ressources naturelles autour des impacts du changement climatique sur les ressources en eau, notamment la baisse des nappes phréatiques, la pression sur les systèmes d’approvisionnement et les risques liés aux phénomènes extrêmes. Les échanges ont mis en avant des approches innovantes de gestion durable, intégrant les nouvelles technologies, la modélisation climatique et des outils de surveillance avancée.
En marge du colloque, une exposition de projets innovants, organisée par des structures relevant de l’Armée nationale populaire, a présenté des solutions technologiques visant à optimiser la gestion et la préservation des ressources hydriques.
Ce colloque international témoigne de l’engagement du ministère de la Défense nationale dans la réflexion stratégique sur les enjeux environnementaux et ses conclusions devraient contribuer au renforcement des politiques nationales et de la coopération entre acteurs institutionnels et scientifiques.
S.R.
