Les juges de la 10e chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger statueront aujourd’hui dans l’affaire de l’ex-ministre de la jeunesse et des sports Khomri Abdelkader.
Ce dernier a été reconnu coupable pour trafic d’influence, dilapidation de deniers publics, octroi d’indus avantages à titre de complaisance et d’avoir causé un préjudice matériel estimé à plus de 600 milliards de centimes, a été condamné récemment à une peine de 8 années de prison ferme assorties d’une amende d’un million de dinars. Le président du pôle pénal spécialisé dans le traitement des affaires liées aux infractions économiques et financières du tribunal de Sidi M’hamed qui a prononcé le verdict en l’absence du mis en cause a infligé à l’ancien ministre du secteur de la jeunesse et des sports une amende de 50 millions de dinars qu’il doit verser au Trésor public.
Il a également ordonné la confiscation de tous les biens mobiliers et immobiliers ainsi que les comptes bancaires en dinars et en devises appartenant à la famille du ministre. Le président chargé du dossier a prononcé dans le cadre de la même affaire des peines allant de 2 à 5 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars pour chacun des condamnés. Parmi ces derniers figurent notamment des ex-cadres à l’ANEP, du MJS et de l’ANLJ lesquels ont été reconnus quant à eux coupables de complicité dans la dilapidation de deniers publics et passation de marchés non réglementés. Le président a par ailleurs condamné l’ancien directeur de l’édition de l’ANEP (Agence Nationale d’Édition et de Publicité) Lazhari Labter, l’ancien directeur financier et comptable A. Mourad, et l’ancien PDG Ahmed Boucenna à 2 ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende chacun. L’ancien directeur de l’ANALJ (Agence Nationale des Loisirs de la Jeunesse) K. Mohamed s’est vu infliger quant à lui une peine de 5 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. Un autre ancien directeur de l’ANALJ M. Rachid à écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende. L’ancienne directrice de la Jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports (FM) a été condamnée à une peine de 4 ans de prison ferme et 1 million de dinars d’amende.
Le président a en outre prononcé pas moins d’une vingtaine de peines allant de 18 mois de prison ferme à 5 ans de prison ferme pour complicité dans la dilapidation de deniers publics contre des opérateurs économiques et des fonctionnaires de l’ANALJ. L’enquête a mis à jour de multiples irrégularités dans la gestion des marchés publics notamment la manipulation de registres commerciaux, l’attribution de marchés sans appels d’offres, des avances financières injustifiées et une surfacturation systématique dans l’installation de villages de loisirs dans cinq wilayas (Alger, Oran, Constantine, Ouargla et El- Oued), pour des montants oscillant entre 2 et 50 milliards de centimes. Le président a enfin prononcé environ 25 relaxes en faveur d’accusés pour manque de preuves légales et matérielles les culpabilisant. Le procureur de la République près le pôle pénal et économique du tribunal de Sidi M’Hamed a requis, au cours de son réquisitoire, dix ans de prison ferme assortis d’une amende fixée à un million de dinars contre l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri.
Le Parquet a requis, en outre, des peines privatives de libertés d’une durée de quatre à six ans et des amendes d’une valeur d’un million de dinars contre d’autres coaccusés dans cette affaires, dont des anciens cadres de l’ANEP, également avec confiscation de leurs biens.
R.H.
