Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, Mounder Bouden, a abordé hier à Mostaganem, les défis auxquels l’Algérie est confrontée, tels que «la propagation des drogues et des substances psychotropes, l’immigration clandestine et la désinformation», soulignant que «l’Algérie est un Etat d’institutions et non un Etat de pages sur les réseaux sociaux ou de comptes fictifs». Dans un discours prononcé devant les militants du parti, le S.G du RND, a clairement mis en garde contre ces dangers auxquels l’Algérie est confrontée, les qualifiant de «triptyque dangereuse» et qui constituent, selon lui, des défis sécuritaires, sociaux et économiques pour le pays.
Concernant la drogue que d’aucuns n’ignore la provenance, l’orateur a indiqué que «la propagation de la drogue constitue un défi croissant pour l’Algérie, affectant les jeunes et la société en général et conduisant à une aggravation de la criminalité et de la violence», précisant que «le pays voisin de l’ouest produit ces poisons spécialement pour les envoyer en Algérie». Soulignons à ce propos que la prolifération des drogues et des substances hallucinogènes inquiète, au plus haut degré, les autorités du pays qui ont décidé d’agir en mettant en place une stratégie nationale de lutte contre ce fléau sur cinq ans (2025-2029). D’aucuns estiment que l’Algérie est passée du statut de pays de transit à celui de pays de consommation, touchant particulièrement une jeunesse de plus en plus exposée. D’où la nécessité, aujourd’hui, de conjuguer les efforts et d’impliquer tous les acteurs: institutions, société civile et médias pour combattre ce poison.
Concernant le second danger, en l’occurrence la désinformation et les campagnes hostiles visant la stabilité du pays, l’hôte de la wilaya de Mostaganem a estimé qu’elles contribuent à «déstabiliser l’opinion publique et à favoriser le chaos et l’instabilité». Quant à l’immigration clandestine, Monder Bouden l’a qualifiée de «menace pour la sécurité et la sûreté des peuples et des États», ajoutant que «l’Algérie fait partie des pays concernés par ce phénomène en raison de ses répercussions négatives et des défis qu’il pose en matière de sécurité».
Le parti, un espace de débat
Sur un autre registre, l’orateur a déclaré que «le RND est un espace ouvert et libre où tous ses militants qui peuvent exprimer leurs opinions». A ce propos, il a souligné que son parti s’efforce de «mettre en œuvre les recommandations du 7e congrès en favorisant les échanges entre les militants et en développant les compétences des membres du parti». Monder Bouden a expliqué à ce propos que «la direction a donné à beaucoup de ceux qui ont rejoint le RND la possibilité d’occuper des postes de direction au sein du Conseil national du parti», a-t-il dit y compris ceux issus du Hirak et «certains militants qui ont longtemps vécu à l’étranger avaient une certaine crainte d’exprimer leur opinion.
Nous les avons accueillis au sein du parti pour qu’ils puissent s’exprimer librement». Il a également insisté sur la nécessité de former des cadres capables de servir le pays, estimant qu’il «est de notre devoir de les former et de leur donner leur chance». «Des initiatives spéciales ont été organisées dans ce cadre», a-t-il révélé «afin de leur permettre d’exprimer leurs opinions, leurs idées et leurs sentiments à travers une université d’été couronnée de succès». Aussi, a-t-il appelé à l’unité nationale, le considérant comme «une nécessité absolue». «Notre société refuse d’être divisée de l’intérieur», a souligné le SG du RND ajoutant qu’«en tant qu’Algériens de toutes les couches sociales, nous avons un seul et même objectif, à savoir l’Algérie».
Si pour le patron du RND, la défense des autres commence par la défense de soi-même, elle est tributaire selon lui, «d’une économie forte qui exige du travail et des efforts ainsi qu’une armée à l’image de notre armée nationale populaire». C’est pourquoi, a-t-il poursuivi : «l’Algérie, voix des opprimés, doit être forte dans son économie, son armée et sa société».
Ferhat Zafane
