Le message du Président de la République et du gouvernement est clair : le citoyen reste la priorité des politiques économiques et sociales en Algérie.
Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a surpris les Algériens en annonçant, un mois avant le début de 2026, une augmentation significative du salaire minimum et une révision à la hausse de l’allocation chômage. Lors de son passage au Journal de 20h00 sur la Télévision algérienne, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a détaillé les mesures et les mécanismes associés à cette décision historique.
«Depuis 2020, le Président de la République a maintenu le volet social de l’État malgré la fragilité de l’économie mondiale et les conditions difficiles traversées par de nombreux pays », a rappelé le ministre. Cette vigilance sociale s’est traduite par des exonérations fiscales sur les salaires dès le début de 2020 et par des augmentations successives entre 2022 et 2024, représentant un total de 900 milliards de dinars. «Presque tous les fonctionnaires ont bénéficié de ces hausses, pouvant atteindre 35 %, ce qui montre l’engagement personnel du Président à protéger le pouvoir d’achat des citoyens», a précisé Saihi.
Concernant l’allocation chômage, le ministre a souligné qu’il s’agit «d’un mécanisme de protection sociale destiné aux demandeurs d’emploi, en particulier ceux qui entrent dans le monde du travail pour la première fois ». Depuis sa mise en place en 2022, plus de 947 jeunes ont été intégrés dans le marché de l’emploi et plus de 104 000 ont été nommés récemment. Dans le domaine de la formation professionnelle, plus de 4 714 jeunes ont bénéficié de programmes qualifiants. « L’allocation chômage constitue à la fois une protection et une préparation à l’emploi. Grâce à la dynamique économique et aux investissements en Algérie, de nombreux jeunes trouvent un emploi, ce qui est très positif», a insisté le ministre.
Abdelhak Saihi a également évoqué les mesures mises en œuvre pour moderniser l’Agence nationale de l’emploi et améliorer la transparence. «Depuis un mois, l’inscription et le suivi des allocations sont entièrement numérisés. Selon le dossier, le jeune peut recevoir son allocation, désormais portée à 18 000 dinars, en 24 à 28 jours. L’agence assure un suivi régulier tous les six mois pour orienter le bénéficiaire vers le travail et adapter la formation selon les besoins.» Les données sont croisées avec celles de la Sécurité sociale afin de garantir la précision et la transparence des dispositifs. L’allocation est octroyée pour un an, renouvelable, et s’accompagne d’une formation qualifiante pour une insertion rapide dans le marché du travail.
Le ministre a aussi souligné un indicateur encourageant : «Les demandes d’allocation ont fortement diminué, à environ 266 000 par an, ce qui est entièrement pris en charge par l’État grâce aux moyens budgétaires disponibles». Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement visant à soutenir la capacité d’achat des citoyens, à protéger les acquis sociaux et à renforcer la stabilité économique.
Un pouvoir d’achat protégé
Les analystes estiment que ces hausses salariales et l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi « placent l’intérêt du citoyen au premier plan » et contribuent à équilibrer croissance économique et stabilité sociale. En outre, la fixation et le maintien de certains prix de produits de large consommation viennent compléter ce dispositif, garantissant que le pouvoir d’achat des Algériens reste préservé, malgré les fluctuations économiques mondiales.
Le message du Président de la République et du gouvernement est clair : le citoyen reste la priorité des politiques économiques et sociales en Algérie. Le renforcement du volet social, la modernisation des dispositifs de l’emploi et la protection du pouvoir d’achat constituent des leviers essentiels pour assurer la cohésion sociale et la prospérité nationale.
Assia M.
