Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier, à Alger, une cérémonie organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, au cours de laquelle le ministre de la Communication a mis en exergue le rôle des médias dans la défense de la nation et son accompagnement dans le processus de développement du pays.
La cérémonie s’est déroulée en présence de hauts responsables de l’Etat, de membres du gouvernement, des responsables d’établissements médiatiques et de journalistes de différents médias audiovisuels, de la radio et de la presse écrite et électronique, ainsi que des représentants de la presse étrangère accréditée en Algérie.
Le ministre de la Communication, Zouhir Bouamama, a, en effet, dans une allocution prononcée à cette occasion, salué les efforts de la famille médiatique qui continue de renforcer son rôle dans l’accompagnement du processus de développement national global conduit par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, tout en consolidant les facteurs de force de la conscience nationale, en éclairant l’opinion publique et en préservant le pays.
Le ministre a souligné la poursuite des efforts visant à «hisser notre système médiatique à des niveaux lui permettant de contribuer efficacement à cette dynamique, de renforcer la conscience nationale, d’éclairer l’opinion publique et de consolider les fondements de la stabilité, de la sécurité et du développement du pays».
À ce titre, il a salué le soutien du président de la République aux professionnels des médias qui «accompagnent les efforts de l’État pour relever les défis et concrétiser les succès, notamment en mettant en valeur les réalisations importantes du pays, tant au niveau national qu’international, et en faisant face, par la parole, l’image et le son, aux campagnes de désinformation visant les intérêts supérieurs de l’Algérie».
Le ministre a également évoqué l’importance accordée par le président de la République au renforcement du lien indissociable entre la liberté de la presse, en tant que droit fondamental, et la responsabilité professionnelle fondée sur le respect de l’éthique et de la déontologie. Il a rappelé les efforts consentis pour garantir la liberté d’expression et en élargir les espaces, dans le respect des lois, des constantes nationales, des exigences de la sécurité nationale et des intérêts supérieurs du pays.
En effet, lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée dans la soirée de samedi dernier, sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a souligné que «la liberté d’expression est garantie dans notre pays, à condition que les idées exprimées soient celles de leurs auteurs et non pas des idées dictées par des parties, dont le but est de semer la zizanie, porter atteinte ou créer la scission parmi les composantes de la société».
Un pilier de l’édifice démocratique
Dans ce cadre, Bouamama a réaffirmé que «la liberté de la presse n’est pas seulement un droit fondamental du journaliste, mais constitue également un pilier essentiel de l’édifice démocratique et un levier important pour renforcer les institutions», ajoutant qu’elle représente une garantie pour une société dynamique, attachée à ses valeurs et ouverte sur son environnement.
S’adressant au président de la République, il a indiqué que le secteur de la communication œuvre, sous sa conduite, à la mise en œuvre effective des acquis contenus dans les nouvelles lois encadrant le champ médiatique afin de promouvoir une pratique libre et responsable du journalisme, au service du droit du citoyen à une information professionnelle et crédible.
Le ministre a, en outre, évoqué les efforts visant à parachever le cadre juridique et réglementaire du secteur, notamment à travers l’élaboration de textes relatifs à la profession journalistique et aux métiers connexes, ainsi que la mise en place des instances de régulation et du Conseil supérieur de l’éthique et de la déontologie journalistique. Il a également mis en avant les initiatives en matière de formation continue des journalistes, notamment pour renforcer leurs compétences dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Droit à une information fiable
Il a enfin souligné la réflexion en cours pour adopter une nouvelle approche visant à renforcer une communication gouvernementale moderne, proactive et adaptée aux transformations numériques, tout en garantissant le droit du citoyen à une information fiable et en consolidant le rôle des médias nationaux comme acteur central dans la bataille de la conscience.
À cette occasion, Bouamama a rappelé que l’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, célèbre cet événement «en étant fière des grandes avancées réalisées par la presse nationale tout au long de son parcours riche en réalisations et en défis, au cours duquel les journalistes algériens ont accompagné toutes les étapes traversées par notre cher pays, menant, aux côtés de leurs fidèles compatriotes, toutes ses grandes batailles et contribuant à ses victoires».
Le ministre de la Communication a également adressé ses remerciements et exprimé sa reconnaissance aux membres de la corporation médiatique nationale, «qui ont fait face, avec honneur et dignité, au terrorisme et à l’obscurantisme ayant visé l’Etat et ses institutions», tout en rendant hommage à la mémoire des martyrs du devoir, qui ont donné avec courage et bravoure une grande leçon de patriotisme à tous les ennemis de l’Algérie.
Synthèse S. Mekla
