Une station d’épuration de grande envergure au cœur d’une nouvelle dynamique de développement durable dans le Sud algérien.
Dans le cadre du programme complémentaire stratégique décidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à améliorer les conditions de vie dans le Sud et à renforcer la dynamique de développement, le ministre des Ressources en eau, Lounès Bouzegza, accompagné du wali de Tindouf, a effectué une visite d’inspection d’un projet structurant de station de traitement des eaux usées.
Implantée à 17 km de la ville de Tindouf, cette infrastructure à forte dimension environnementale et agricole repose sur la technologie du lagunage naturel. Elle est conçue pour une capacité équivalente à 150 000 habitants, avec un débit initial de 21 600 m³/jour, et prévoit une extension progressive pouvant atteindre 43 000 m³/jour, en fonction de l’évolution des besoins urbains, économiques et agricoles de la région.
Lors de cette visite, un point détaillé a été présenté sur l’avancement des travaux, qui enregistrent une progression jugée soutenue. Ce projet est considéré comme un acquis majeur en matière de développement durable, notamment grâce à ses retombées attendues : augmentation des capacités de traitement des eaux usées, valorisation des eaux épurées pour l’irrigation d’un périmètre agricole estimé à 30 000 ha au cœur du Sahara, protection des ressources hydriques par l’éloignement du rejet des eaux usées du tissu urbain, ainsi que la création de centaines d’emplois durant les phases de réalisation et d’exploitation.
À l’issue de la visite, le ministre a instruit les entreprises de réalisation d’accélérer le rythme des travaux et de mobiliser davantage de moyens techniques et humains afin de permettre la mise en service du projet avant la fin de l’année 2026.
Un levier stratégique pour la sécurité hydrique du Sud
La visite de travail s’est poursuivie au siège de la wilaya par une séance de suivi consacrée à plusieurs présentations techniques et stratégiques. Le ministre y a pris connaissance de l’état d’avancement de l’étude du projet de transfert d’eau Sud–Sud, inscrit dans le même programme complémentaire.
Confié à un groupement de bureaux d’études spécialisés sous la supervision de l’Agence nationale des ressources hydriques, ce projet affiche un niveau d’avancement jugé significatif. Il s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la sécurité hydrique des régions sahariennes et à assurer une meilleure répartition des ressources en eau.
Le projet prévoit un tracé d’environ 1 390 kilomètres depuis le champ de captage de Timimoun, et desservira plusieurs zones, dont Béni Abbès, le sud de Béchar et Tindouf, contribuant ainsi à soutenir le développement territorial et économique le long de son parcours.
Par ailleurs, deux autres études ont été présentées concernant le transfert des eaux des champs de captage de Belad El Madna et Aïn El Baraka vers la mine de Gara Djebilet et la zone de Gara Ouest. Ces projets visent à garantir la durabilité de l’approvisionnement en eau et à accompagner les grands projets miniers et industriels en cours dans la région.
Dans ce contexte, le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir un rythme soutenu tout en renforçant la rigueur des analyses techniques et économiques, soulignant le caractère hautement stratégique de ces infrastructures pour l’avenir des régions sahariennes.
R.N
