L’un des principaux résultats attendus de cette rencontre est l’adoption de la «Déclaration d’Alger». Ce texte sera soumise au Sommet de l’UA en février 2026 pour examen et éventuelle approbation.
L’Algérie accueillera la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique les 30 novembre et 1er décembre 2025. Un événement continental majeur organisé conformément à la Décision 903(XXXVIII) de l’Assemblée de l’Union africaine (UA), adoptée en février 2025, qui a endossé la proposition du Président algérien Abdelmadjid Tebboune d’organiser en Algérie une conférence dédiée à la célébration et à la mise en œuvre du Thème de l’Année 2025 : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations ».
Une information révélée par les ambassades d’Algérie à Islamabad (Pakistan) et à Kampala (Ouganda). Selon les mêmes sources, cette initiative s’inscrit dans la tradition historique de l’Algérie, qui a payé un lourd tribut au colonialisme et qui demeure profondément engagé dans la défense de la dignité, de la mémoire et des droits des peuples africains.
« Sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie œuvre à renforcer la réflexion et l’action collectives visant à criminaliser le colonialisme, l’esclavage, la ségrégation raciale et l’apartheid en tant que crimes contre l’humanité, conformément aux recommandations pertinentes de l’Union africaine», es-t-il indiqué.
Des ministres, des experts et des historiens à Alger
Cette conférence devrait rassembler des ministres, juristes, historiens, universitaires et experts venus d’Afrique, des Caraïbes et d’autres régions du monde. L’objectif central est de contribuer à l’élaboration d’une position africaine unifiée sur la justice historique, les réparations, la restitution du patrimoine culturel et la préservation de la mémoire collective.
Les travaux de la Conférence couvriront un large éventail de thèmes, portant sur les conséquences humaines, culturelles, économiques, environnementales et juridiques des crimes coloniaux. Une attention particulière sera accordée aux traumatismes intergénérationnels, à la spoliation et la destruction du patrimoine culturel africain, à l’exploitation des ressources et les modèles économiques inéquitables hérités du colonialisme. Les participants examineront également les impacts environnementaux, y compris les essais nucléaires réalisés sur les populations africaines, et exploreront les voies juridiques pour renforcer la criminalisation du colonialisme.
L’ordre du jour prévoit aussi l’étude d’un mécanisme africain permanent dédié aux réparations et à la restitution.
Pour une reconnaissance internationale des crimes coloniaux
L’Algérie, en tant qu’hôte et initiatrice, entend contribuer au renforcement de l’architecture africaine de la justice historique, en offrant une plate-forme de dialogue de haut niveau pour faire avancer la reconnaissance internationale des crimes coloniaux et promouvoir des mécanismes concrets d’action réparatrice.
L’un des principaux résultats attendus de cette rencontre est l’adoption de la «Déclaration d’Alger». Ce texte devrait constituer une référence continentale pour la codification des crimes coloniaux, la reconnaissance de leurs impacts et l’élaboration d’une stratégie africaine en matière de justice et de réparations.
La déclaration sera soumise au Sommet de l’UA en février 2026 pour examen et éventuelle approbation.
À travers cette initiative, l’Algérie réaffirme son rôle moteur et sa contribution déterminante au niveau continental, en soutenant les aspirations africaines à la justice, aux réparations, à la préservation de la mémoire historique et à la consolidation d’une identité commune fondée sur la dignité et les valeurs de justice.
M. A.
