Alors que la justice espagnole a rendu un non-lieu, le tribunal correctionnel de Paris vient de condamner la compagnie Swiftair à 225.000 euros d’amende pour homicides involontaires après le crash du vol Ouagadougou-Alger en 2014.
Le tribunal a estimé que des « négligences » de Swiftair dans la formation et l’entraînement de l’équipage ont «contribué de façon certaine à l’accident », qui a causé la mort de 116 personnes dans le nord du Mali.
Le 24 juillet 2014, en pleine nuit, alors que l’aéronef traversait une zone intertropicale orageuse, la non-activation du système d’antigivrage avait conduit à la formation de cristaux de glace dans des capteurs de pression, entraînant la décélération automatique des moteurs, sans réaction appropriée de l’équipage et jusqu’au décrochage fatal, qui n’a laissé aucun survivant. La boîte noire de l’avion, qui s’est crashé en plein Sahel, n’avait pu être exploitée.
