Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême ont rejeté la semaine écoulée le pourvoi en cassation introduit par un accusé poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné l’amputation d’un organe. Le mis en cause a été condamné par le tribunal criminel d’Alger de la deuxième instance à sept ans de prison ferme assortis de 200 000 dinars de dommages et intérêts. Lors de son passage à la barre, le condamné a reconnu avoir assené un coup à sa victime en affirmant que celle-ci a tenté de l’agresser pour le délester de son téléphone portable alors qu’il s’apprêtait à rejoindre sa chambre sise à la cité universitaire de Kouba.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser au président qui était chargé du dossier qu’il n’a fait que se défendre. La victime était en possession d’un certificat médical d’incapacité de travail de 60 jours, délivré par un médecin assermenté. Le représentant du ministère public avait, rappelons-le, requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle estimant que l’excuse de la provocation et la légitime défense évoquée par l’accusé est une manière pour échapper à la responsabilité pénale. Les avocats de la défense coincés par les demandes du procureur général et les déclarations de la victime n’ont pu faire que solliciter des membres du tribunal criminel d’appliquer les articles 53 du code pénal et 592 du code de procédures pénales, relatifs aux circonstances atténuantes, se basant sur le casier judiciaire de leur client qui ne contenait aucune condamnation.
Quant aux avocats de la partie civile, ils ont estimé que le mis en cause était responsable des préjudices moraux causés à leur client. Ils ont sollicité une réparation matérielle d’un million de dinars.
R.H
