Plusieurs consulats algériens en France seront désormais dirigés par de nouveaux consuls. Des décrets présidentiels publiés au Journal officiel annoncent la fin de fonctions de certains consuls et la nomination de nouveaux responsables à Paris, Marseille et Strasbourg. Le réseau consulaire algérien en France fait l’objet d’une réorganisation.
Des décrets présidentiels publiés au Journal officiel de la République algérienne confirment plusieurs changements à la tête de consulats généraux, notamment dans des villes abritant une importante communauté algérienne.
Selon ces textes signés par le président Tebboune le 17 février dernier, plusieurs consuls ont été relevés de leurs fonctions ou redéployés vers d’autres postes diplomatiques. Cette série de décisions s’inscrit dans une réorganisation des représentations consulaires algériennes à l’étranger. Parmi les décisions annoncées, figure la fin des fonctions d’Abdelaziz Mayouf, consul général d’Algérie à Lyon.
Le Journal officiel précise que par décret présidentiel du 17 février 2026, il est mis fin, à compter du 31 décembre 2025, aux fonctions de consul général de la République algérienne démocratique et populaire à Lyon. À ce stade, aucun successeur n’a encore été officiellement désigné pour prendre la tête du consulat général dans la capitale française. Plusieurs diplomates déjà en poste en France ont été appelés à de nouvelles responsabilités.
Chabane Berdja, qui exerçait jusqu’à présent les fonctions de consul à Nantes, est nommé consul général d’Algérie à Paris. Sa prise de fonctions est effective depuis le 21 janvier 2026. À Marseille, le consulat général est désormais dirigé par Tewfik Ahmed Othmane Tabeti, auparavant consul à Bordeaux. De son côté, Aouatef Hanane Bouzid, qui occupait un poste à Grenoble, prend la tête du consulat général d’Algérie à Strasbourg.
Les trois responsables ont officiellement quitté leurs précédentes fonctions le 20 janvier dernier avant d’être nommés à ces nouveaux postes. Selon les décrets publiés, ces responsables ont été «appelés à d’autres fonctions», une formule généralement utilisée pour désigner un redéploiement dans le cadre d’une réorganisation administrative.
Ces rotations s’inscrivent dans une logique d’ajustement des responsabilités au sein du réseau consulaire algérien, mais aussi dans une volonté de renouveler les équipes diplomatiques en poste à l’étranger. À ce stade, et selon le député de l’émigration Abdelouahab Yagoubi, six consulats, dont un consulat général, ne sont toujours pas dotés d’un chef de poste. Il s’agit du consulat général d’Algérie à Lyon, troisième ville de France où vit une importante communauté algérienne, et des consulats de Besançon, Saint-Étienne, Bordeaux, Grenoble et Nantes.
L’Algérie compte 18 consulats en France, où vit une importante communauté algérienne. Alors que de nouveaux consuls généraux viennent d’être nommés par le président de la République, plusieurs représentations algériennes dans certaines villes de l’Hexagone attendent toujours la désignation de leurs premiers responsables. Les changements ne concernent pas uniquement la France. Le consulat général d’Algérie à Djeddah, en Arabie saoudite, connaît également une modification à sa tête.
Mohamed Alem est remplacé par Mohamed El Habib Zehana, ancien ministre des Transports. Par ailleurs, deux nominations diplomatiques ont été annoncées dans le réseau des ambassades. Ahmed Ouail est nommé ambassadeur d’Algérie en Ukraine, à Kiev, tandis qu’Asma Souid est nommée ambassadrice en Irlande, à Dublin.
Les consulats respectifs d’Algérie et de France étaient l’un des points au centre des tiraillements entre les deux pays depuis le déclenchement de la crise bilatérale en juillet 2024
H.A.
