Les discussions ont porté sur les possibilités de coopération à tous les stades de la chaîne de valeur pétrolière et gazière.
L’Algérie et l’Afrique du Sud ambitionne de franchir un nouveau cap dans la coopération énergétique. A l’occasion de sa visite de travail en Algérie, le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a été reçu, jeudi, par le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab.
S’inscrivant dans le sillage de la visite d’Etat effectuée en Algérie par le président Cyril Ramaphosa en décembre 2024 à l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune, la rencontre intervient dans le cadre de la concrétisation de la vision stratégique basée sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, et de la consolidation des liens historiques et du partenariat stratégique solide entre les deux pays.
La rencontre, tenue en présence des ambassadeurs des deux pays et d’un nombre de cadres des deux parties, a été l’occasion de passer en revue l’état et les perspectives de la coopération dans le secteur des hydrocarbures, ainsi que d’examiner les moyens de développer le partenariat économique et technique.
Une feuille de route opérationnelle
Selon un communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les possibilités de renforcer la coopération à différentes étapes de la chaîne de valeur de l’industrie pétrolière et gazière, notamment dans les domaines de la recherche et de l’exploration, du développement des gisements et de la production, du raffinage et de la pétrochimie, ainsi que de la commercialisation du gaz naturel liquéfié (GNL) et du gaz de pétrole liquéfié (GPL), ainsi que le développement des infrastructures.
Il s’agira également de développer l’échange d’expériences et le transfert de technologies, afin de soutenir les investissements conjoints et de renforcer l’intégration industrielle entre les deux pays. Les deux parties ont également souligné l’importance d’élargir le partenariat entre le groupe Sonatrach et la Société nationale de pétrole d’Afrique du Sud (SANPC), et d’intensifier les échanges entre les institutions et les entreprises actives dans le secteur afin de concrétiser des projets d’intérêt mutuel.
Renforcement de la coopération institutionnelle
La rencontre a également porté sur les moyens de renforcer la coopération institutionnelle et technique entre l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) et l’Agence sud-africaine du pétrole (PASA), notamment dans les domaines de la réglementation, du cadre juridique et de l’échange d’expériences, ainsi que la promotion des opportunités d’investissement et des facilités disponibles en Algérie.
Dans ce contexte, Mohamed Arkab a réaffirmé la disponibilité de son secteur à accompagner les entreprises sud-africaines souhaitant investir en Algérie, invitant les entreprises sud-africaines à s’intéresser aux possibilités d’investissement dans le pays et à participer à l’appel d’offres Algeria Bid Round 2026. Le volet formation a également été abordé en soulignant son importance.
Le développement des compétences et l’échange de connaissances et d’expériences seront ainsi adossés à l’expertise de l’Institut algérien du pétrole (IAP), ce qui contribuera au développement des ressources humaines et au renforcement des capacités techniques et technologiques des institutions actives dans ce secteur.
Convergence de vues
À cette occasion, M. le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, a souligné l’importance d’approfondir le partenariat stratégique avec la République d’Afrique du Sud et de renforcer la coopération Sud-Sud, affirmant que le secteur des hydrocarbures était prêt à accompagner les institutions et les entreprises sud-africaines désireuses d’investir en Algérie, et de fournir les facilités nécessaires à la concrétisation de projets communs à forte valeur ajoutée, au service des intérêts communs des deux pays frères.
Pour sa part, M. Ronald Lamola a salué la place qu’occupe l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures ainsi que son rôle aux niveaux africain et international, exprimant l’intérêt de son pays pour le renforcement de la coopération avec l’Algérie et l’élargissement des partenariats bilatéraux dans les secteurs du pétrole et du gaz, ce qui favorisera le développement des relations économiques entre les deux pays et ouvrira de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement.
S Smati
