Le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) apporte son soutien à la lutte contre les pratiques commerciales illégales, estimant que le respect des règles et la garantie d’une concurrence loyale sont essentiels au développement des entreprises.
Son président, Kamel Moula, a défendu, hier, cette orientation lors de la rencontre du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec les opérateurs économiques.
Le patron du CREA, Kamel Moula, a insisté sur la nécessité de protéger les entreprises respectueuses de la réglementation et de préserver l’égalité des chances entre les opérateurs. Selon lui, les pratiques illicites, même lorsqu’elles restent limitées, peuvent porter préjudice à l’ensemble du tissu économique et fragiliser la confiance des investisseurs.
L’assainissement du climat des affaires constitue ainsi un enjeu majeur pour soutenir l’investissement, encourager l’initiative privée et renforcer la transparence des transactions.
Sur le plan macroéconomique, Kamel Moula a affiché des perspectives de croissance positives. Alors que la progression du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 3,8%, le CREA table sur une croissance de 4% en 2026.
Cette dynamique s’inscrit, selon lui, dans un processus de transformation structurelle engagé ces dernières années, porté notamment par les efforts de diversification économique et la contribution des entreprises nationales à l’investissement et à la création d’emplois.
Le président du CREA a souligné le rôle stratégique de l’entreprise algérienne dans la mise en œuvre des politiques de développement et le renforcement des capacités productives du pays.
Réduire la dépendance aux importations
Au-delà des perspectives de croissance, Kamel Moula a insisté sur la nécessité de consolider la souveraineté économique de l’Algérie, notamment dans les secteurs stratégiques. La pandémie de Covid-19 a, selon lui, mis en évidence les risques liés à une dépendance excessive aux approvisionnements extérieurs.
La sécurité alimentaire, la disponibilité des médicaments et l’approvisionnement énergétique figurent parmi les priorités évoquées. Le développement de la production nationale et la réduction de la dépendance aux importations doivent permettre de mieux protéger l’économie contre les crises internationales.
Cette orientation suppose également de renforcer les capacités industrielles locales, de développer la production d’intrants et d’améliorer la compétitivité des entreprises algériennes.
La transparence comme levier économique
Kamel Moula a, par ailleurs, mis en avant l’importance de la numérisation pour améliorer la transparence des transactions, limiter la fraude et lutter contre les pratiques illicites.
Le président du CREA a également souligné l’importance de préserver l’autonomie de décision économique du pays, évoquant notamment l’absence de recours à l’endettement extérieur.
À travers ces priorités, le CREA défend une double orientation : assainir les pratiques commerciales pour garantir une concurrence équitable et renforcer la production nationale afin de consolider la souveraineté économique. Deux leviers que l’organisation patronale considère comme essentiels pour soutenir durablement la croissance et accroître la résilience de l’économie algérienne.
Smail R.
