Lors de la cérémonie de clôture de l’université d’été des cadres du Front Polisario, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a réaffirmé le soutien indéfectible de l’Algérie à la cause sahraouie.
Dans une allocution, lue en son nom par le sénateur Ayache Djaballia, le président du Conseil de la nation a affirmé que «l’Algérie, en soutenant pleinement et sans condition la juste cause sahraouie, et en appuyant le droit du peuple sahraoui à l’indépendance et à la jouissance de ses richesses, incarne un principe civilisationnel constant dans sa politique étrangère». Ce principe «puise sa source dans son expérience historique dans la lutte contre le colonialisme de peuplement français», ainsi que «dans un héritage glorieux inscrit dans la mémoire universelle, qui a confondu les thèses colonialistes fallacieuses et a marqué l’histoire par une loi immuable affirmant que le colonialisme est voué à disparaître, aussi tyrannique et durable soit-il» et dont «les victoires ont discrédité les approches coloniales fallacieuses». Il a rappelé que «l’histoire a prouvé une vérité irréfutable : les crimes coloniaux se ressemblent, tout comme leur fin».
Un principe civilisationnel
Dans son intervention, le deuxième homme de l’Etat a souligné que «c’est un grand honneur de voir les dirigeants et cadres de la République sahraouie se réunir sur le sol de l’Algérie victorieuse, un pays qui a vaincu le colonialisme et continue de le combattre, en rejetant les pratiques lâches de ses forces en Afrique et dans le monde». «L’Algérie, berceau des révolutions de libération du joug colonial, est fière d’accueillir les enfants du peuple sahraoui libre – cadres, étudiants et jeunes – qui luttent sous la bannière du Front populaire de libération de la Seguia El-Hamra et du Rio de Oro (Polisario), cette organisation révolutionnaire valeureuse qui mène un combat juste et légitime contre l’occupation», relève Azzouz Nasri. Le président du Conseil de la nation a également souligné que «l’Algérie ne cessera jamais de soutenir la cause sahraouie» et «continuera d’exiger la réforme des institutions des Nations unies, afin de doter la coopération multilatérale des mécanismes nécessaires pour garantir le respect de la légalité internationale et de la volonté des peuples».
Poursuivant, Azzouz Nasri a réitéré «l’engagement ferme de l’Algérie dans cette voie que nous plaçons au cœur de notre diplomatie parlementaire». Pour Azzouz Nasri, la position de l’Algérie sur la question sahraouie s’inscrit dans la fidélité de l’Algérie à son appartenance africaine, dans sa défense des intérêts du continent et dans sa conviction que le moment est venu de le libérer du colonialisme et du pillage de ses richesses. Cette position constitue également un message fort de la diplomatie algérienne, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui ne cesse d’affirmer sur toutes les tribunes que l’Algérie ne renoncera pas à la cause sahraouie, considérée comme une question de décolonisation. Il insiste pour l’accompagner et s’opposer à toute tentative de liquidation à travers une solution illusoire promue par l’occupant étranger, en appelant à un règlement véritable et unique de la question. «Nous sommes fiers du niveau de coordination et de coopération avec le Conseil national sahraoui au sein du Parlement africain, et nous continuerons de travailler ensemble – avec les parlements du monde – jusqu’à ce que le peuple sahraoui puisse exercer pleinement son droit inaliénable, non négociable et imprescriptible à l’autodétermination», a-t-il conclu.
La reconnaissance du Polisario
Les participants à la 13e édition de l’université d’été des cadres de l’État et du Front Polisario, clôturée hier à Boumerdès, ont exprimé leur profonde gratitude et reconnaissance au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour toute l’attention qu’il a accordée à cet événement ayant constitué «un forum ayant ouvert de nombreuses perspectives» aux cadres sahraouis, renforçant ainsi l’expérience de l’édification institutionnelle de l’État sahraoui et soutenant sa structure de résistance. La direction de l’université d’été a, dans une déclaration, salué «les efforts déployés» par le chef de l’Etat et le gouvernement, qui ont permis «à l’Algérie d’occuper la place éminente qui lui sied sur notre continent et dans le monde». Les participants ont également exprimé leurs remerciements et leur gratitude à tout le peuple algérien.
Un témoignage de leur grande reconnaissance pour l’accompagnement et le soutien généreux. «L’Algérie continue d’apporter à notre peuple en lutte, ainsi qu’à tous les opprimés et démunis du monde, en particulier au peuple palestinien frère, qui souffre non seulement de l’injustice de certains proches, mais aussi de l’arrogance et de la tyrannie d’une entité en dehors de la légalité internationale, soutenue par un système mondial injuste, expert dans l’art du deux poids deux mesures, où il n’y a guère de place pour le droit», ont-ils reconnu.
R.N.
