À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au danger des mines, le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a mis en avant le rôle de l’Algérie comme leader dans la lutte contre les mines antipersonnel.
«L’Algérie se remémore du passé douloureux laissé par les mines coloniales, et affirme son rôle de pionnière dans la lutte pour leur interdiction et leur criminalisation», a écrit, dans un post, Brahim Boughali.
Le président de la Chambre basse du Parlement a également souligné les efforts de l’Armée nationale populaire, qui a réussi à retirer des millions de mines et à sécuriser de vastes zones, transformant ces espaces dangereux en lieux de vie sûrs.
Cette action illustre, selon ses propos, la détermination de l’Algérie «à protéger ses citoyens et à garantir leur sécurité».Cette prise de position intervient alors que la communauté internationale continue de mobiliser les États autour du désarmement et de la prévention des accidents liés aux mines terrestres, rappelant que la sécurité et la vie des civils restent au cœur des priorités nationales et mondiales.
Prise en charge des victimes
Dans ce cadre, le Conseil national des droits de l’homme a salué l’approche globale adoptée par l’Algérie. Cette démarche ne se limite pas au déminage et à la dépollution des terres, mais inclut également la prise en charge des victimes, avec soins de santé et accompagnement psychologique et social, ainsi que le renforcement du cadre juridique pour protéger leurs droits et favoriser leur intégration.
Le Conseil a rappelé les graves conséquences des mines héritées de la période coloniale, qui ont causé souffrances et impacts sociaux pendant de nombreuses années. Grâce à sa volonté nationale et sa mobilisation continue, l’Algérie a obtenu des résultats significatifs dans la sécurisation et la réutilisation des zones affectées.
Le Conseil a également salué l’engagement du pays au niveau international, en coopération avec les Nations unies pour interdire l’usage des mines et protéger les droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et à la sécurité.
Enfin, il a appelé à poursuivre et renforcer les efforts nationaux et internationaux, en intensifiant les campagnes de sensibilisation, afin de prévenir les accidents et de protéger les populations.
Un investissement pour la paix
Le monde célèbre la Journée internationale de sensibilisation au danger des mines, soulignant l’urgence de lutter contre ces armes qui menacent la vie des civils et entravent le développement.
Ces mines, souvent enfouies pendant des décennies après les conflits, rendent les terres inutilisables et constituent un danger permanent, en particulier pour les enfants. Selon l’ONU, le Sahara occidental et Gaza figurent parmi les zones les plus touchées.
Au Sahara occidental, le mur militaire marocain, long de centaines de kilomètres, est parsemé de millions de mines et de bombes à sous-munitions, causant plus de 6 000 victimes. À Ghaza, l’occupation israélienne a largué près de 70 000 tonnes d’explosifs, dont 10 à 12% n’ont pas explosé, transformant le territoire en un véritable champ de mines.
Le traité d’Ottawa, ou Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, reste un outil majeur de lutte internationale, visant à prévenir l’usage de ces armes et à protéger les civils. Les experts alertent : le déminage complet de ces zones pourrait prendre plusieurs décennies.
R.N
