Les magistrats de la 10ᵉ chambre pénale de la cour d’appel d’Alger ont décidé de renvoyer au 18 novembre courant le procès de C. Laazazi et de son fils Rabie, poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation, dont le transfert illégal de capitaux de et vers l’étranger et le blanchiment d’argent.
Les deux prévenus, actuellement détenus — le père à la prison d’El Harrach et le fils à celle d’Aïn Soltane dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj — avaient été condamnés en première instance par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’Hamed à de lourdes peines : douze ans de réclusion pour le père et dix ans pour le fils. Selon le dossier d’instruction, les deux accusés auraient transféré à l’étranger des montants considérables, évalués à près de 200 millions de dollars et 169 millions d’euros. Ils sont également poursuivis pour avoir obtenu, de manière illégale, plusieurs crédits bancaires auprès d’agences implantées à Sétif et à Bordj Bou Arreridj.
Le procès en appel a été reporté à la demande de la défense et en raison de l’absence de certains prévenus non détenus. Par ailleurs, l’enquête a révélé que d’importantes sommes d’argent auraient été dilapidées dans l’acquisition illégale d’actifs liés à la société «Total». Lors de son audition, le fils a tenté de disculper son père, déclarant : «Mon père n’a rien à voir dans cette affaire. J’ai effectué toutes les transactions bancaires et commerciales seul.»
R.H.
