Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a souligné, dimanche à Tripoli (Libye), que la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies n’est plus une simple question de négociation, mais une question de justice, de légitimité et de crédibilité pour l’ordre international.
S’exprimant lors de la 14e Réunion ministérielle du Comité des Dix chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (C-10) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre d’Etat a précisé que l’ordre international multilatéral est mis à l’épreuve quant à sa capacité à relever les défis, à apporter des solutions aux crises et à restaurer la confiance dans l’aptitude des institutions à répondre aux défis actuels.
En 1945, la plupart des pays africains ployaient sous le joug colonial et, par conséquent, le continent ne disposait pas d’une voix audible lors de la mise en place de l’ordre international, a-t-il rappelé.
Et de faire remarquer que le monde a depuis connu de profondes mutations dans les rapports de force et la configuration politique, avec l’émergence de nouveaux Etats et groupes régionaux et un élargissement substantiel de la composition de l’ONU, sans que la structure du Conseil de sécurité n’accompagne cette évolution de manière adéquate, jugeant inacceptable que l’Afrique demeure sous-représentée dans les sièges non permanents et absente des sièges permanents du Conseil de sécurité.
L’Afrique réclame, à juste titre et en toute légitimité, la réparation de l’injustice historique dont elle est victime, a martelé le ministre d’Etat, soulignant que «l’histoire ne saurait servir de prétexte pour figer le présent» et que le continent «demande à être traité sur un pied d’égalité avec les autres blocs et continents».
R.N
