La prise en charge sociale des personnels de l’Armée nationale populaire (ANP) n’est pas juste un volet accessoire, mais un facteur directement lié à leur disponibilité et à leurs performances.
C’est le message central qu’a voulu transmettre, hier, le général d’armée Saïd Chanegriha, qui a appelé à renforcer la qualité des prestations sociales et à améliorer les méthodes de travail dans ce domaine.
Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, le général d’armée Saïd Chanegriha, a présidé, hier, au Cercle national de l’armée à Béni-Messous (Alger), une réunion de travail avec les cadres et personnels de la Direction du service social du ministère de la Défense nationale (MDN).
Au cours de cette rencontre, suivie par visioconférence par les cadres et les personnels de la Direction déployés dans les six Régions militaires, le chef d’état-major a insisté sur la dimension stratégique du service social, en établissant un lien direct entre les conditions de vie des militaires et leur capacité à accomplir leurs missions.
«La disponibilité du militaire et ses aptitudes au combat sont étroitement liées à ses conditions sociales et de vie», a souligné le général d’armée Saïd Chanegriha, selon un communiqué du MDN. Selon lui, l’attention portée au militaire et à son environnement social peut directement se traduire par un surcroît de motivation dans l’accomplissement des missions.
«Lorsque le combattant se sent entouré d’attention et de prise en charge, ce sentiment se transforme en une motivation pour consentir davantage d’efforts dévoués dans l’accomplissement de ses missions de préparation et de combat, quelle qu’en soit la difficulté», a-t-il affirmé.
Investissement dans la ressource humaine
Cette approche conduit le Haut-Commandement à considérer les prestations sociales comme un véritable investissement dans la ressource humaine. «La prise en charge sociale sous ses multiples formes, à savoir le logement, la couverture médicale et les structures d’accueil offrant des prestations de qualité, ne constitue plus un service secondaire, mais s’impose comme un investissement stratégique dans la ressource humaine, qui forme la colonne vertébrale de notre institution militaire», a déclaré le général d’armée.
Le message est ainsi clairement articulé autour de la performance : améliorer les conditions sociales et de vie des personnels doit contribuer à renforcer leur disponibilité, leur motivation et, au-delà, leur capacité à répondre aux exigences de leurs missions. Dans son allocution d’orientation, Saïd Chanegriha a également appelé à «améliorer la performance de cette importante Direction et de hisser la prise en charge sociale de nos personnels aux niveaux escomptés».
Des infrastructures et des compétences
Le chef d’état-major a, par ailleurs, mis en avant les réalisations enregistrées ces dernières années dans le secteur des prestations sociales, notamment à travers la réalisation de nouvelles infrastructures. Il a, toutefois, souligné qu’un équipement moderne ne suffit pas, à lui seul, à garantir la qualité du service.
«Toute infrastructure, aussi moderne soit-elle, ne saurait remplir pleinement son rôle qu’à travers une ressource humaine compétente et dévouée», a-t-il relevé. Cette dimension humaine constitue donc l’autre axe de la démarche : aux investissements matériels doivent répondre des personnels spécialisés, qualifiés et capables d’assurer le fonctionnement des structures sociales «selon les normes en vigueur».
La réunion a également permis de présenter l’état d’avancement du plan de développement de la Direction du service social ainsi que les futurs projets prévus au niveau des structures sociales de l’ANP.
À l’issue des échanges avec les cadres du service social, le général d’armée Saïd Chanegriha a donné des instructions portant essentiellement sur «la nécessité d’améliorer les prestations et les méthodes de travail, en vue de promouvoir la qualité de la prise en charge sociale des personnels».
R.N
