L’inventaire et la protection des archives historiques antérieures à 1962, ainsi que la modernisation de la gestion documentaire des collectivités locales, ont été au centre d’un séminaire régional organisé hier à Djelfa par la Direction générale des Archives nationales, en coordination avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.
Cette rencontre, qui constitue la septième édition régionale de ce cycle de séminaires, vise à harmoniser les procédures de gestion des documents d’activité et des archives au niveau des collectivités locales, tout en renforçant la coordination entre les différents intervenants et en adaptant les pratiques aux évolutions législatives, réglementaires et normatives liées à la transformation numérique.
Dans son allocution, le directeur général des Archives nationales, Mohamed Bounaama, a souligné l’importance de ces espaces d’échange et de concertation pour améliorer les pratiques archivistiques. Il a notamment mis en avant la nécessité d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et de rechercher des solutions permettant d’unifier les méthodes de gestion et d’améliorer les performances des services concernés.
Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par la Direction générale des Archives nationales pour établir un état des lieux de la fonction archivistique dans les collectivités locales, déterminer leurs besoins et recenser leurs préoccupations. Cette démarche s’appuie notamment sur le projet d’élaboration de la carte nationale de la fonction archivistique, destiné à offrir une vision d’ensemble de la situation des archives à l’échelle nationale.
Un patrimoine historique à préserver
Une attention particulière est accordée aux archives antérieures à 1962 conservées dans les collectivités locales, en raison de leur valeur historique et administrative et de leur importance dans la préservation de la mémoire nationale. L’exploitation des outils numériques doit permettre d’inventorier ces fonds documentaires, d’en recenser les composantes et d’évaluer leur état de conservation.
L’objectif est de passer de données dispersées à une base de données structurée, susceptible de faciliter le suivi de ces archives et de contribuer à la constitution d’une vision nationale intégrée du patrimoine documentaire. Cette démarche revêt un intérêt particulier pour la sauvegarde des documents historiques et l’amélioration de leur connaissance et de leur prise en charge.
Les travaux du séminaire ont été marqués par plusieurs communications consacrées aux moyens et aux procédures de gestion des documents d’activité et des archives des collectivités locales, aux exigences de leur gestion dans un environnement numérique, ainsi qu’aux modalités de leur prise en charge au niveau local.
R.N
