Lors du procès en appel de l’affaire proprement dite «achat de parrainages des élections présidentielles 2024», Saida Neghza et Belkacem Sahli ont nié tout en bloc les accussations à leur encontre et estiment avoir fait l’objet «d’un coup monté de toutes pièces par les services de sécurité».
Ils ont estimé que le juge d’instruction chargé de l’enquête judiciaire a axé son instruction sur des suppositions et probabilités rapportées dans les procès verbaux qui lui ont été transmis par la police judiciaire. Ils ont par ailleurs nié avoir eu l’intention de tromper et frauder via des formulaires qu’ils disent d’ailleurs «vrais», lors des précédentes élections présidentielles. Ils ont affirmé à la présidente de la 10e chambre pénale qu’ils ne savaient même pas que l’actuel président de la République Abdelmadjid Tebboune était candidat aux élections présidentielles car il n’avait pas annoncé sa candidature.
Ils ont affirmé avoir respecté toutes les procédures relatives aux élections présidentielles et dénoncé par la suite les pressions exercées sur eux. Ils ont déclaré que l’autorité nationale indépendante des élections que présidait Mohamed Charfi n’a pas répondu à leurs doléances. Nous y reviendrons demain avec de plus amples informations sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre à travers la presse écrite.
R.H