Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a souligné que «ce colloque revêt une portée historique», ajoutant que «les jeunes d’aujourd’hui ne doivent pas oublier ce qu’ont enduré leurs aînés durant la guerre de libération nationale».
Abordant la question environnementale et les conséquences des explosions nucléaires menées par la France dans le Sud du pays, le ministre a affirmé que «les explosions nucléaires au Sahara sont considérées comme des crimes contre l’humanité, car elles ne se sont pas limitées au génocide humain, mais ont également eu des répercussions sur les animaux, les arbres, les plantes, l’eau, l’air et l’ensemble de l’environnement».
Il a rappelé que «les dommages environnementaux causés par les 17 essais nucléaires atmosphériques et souterrains effectués par la France en Algérie entre 1960 et 1966, ainsi que les effets néfastes des radiations sur la santé humaine, demeurent d’actualité».
Le ministre a également indiqué que «l’Algérie a détruit huit millions de mines parmi celles placées par le colonisateur le long des frontières est et ouest du pays durant la période coloniale, et a déminé plus de 62 000 hectares de terres agricoles. Au cours de cette opération, de nombreux civils ont été blessés, ont perdu la vie ou sont devenus handicapés», précisant que «le gouvernement algérien a mis en place de vastes programmes de soutien social et psychologique destinés aux victimes des mines».
S’agissant de la portée du colloque, Abdelmalek Tacherift a estimé que «cette rencontre ouvre une nouvelle page dans l’étude des séquelles environnementales des crimes du colonialisme, dont les générations actuelles continuent de payer le prix».
Le ministre a en outre souligné que «ce qu’a fait le colonialisme n’est pas seulement un fait historique ou politique, mais un véritable crime écologique, qui a laissé des traces profondes sur l’homme, le milieu naturel et la biodiversité».
Il a enfin rappelé que les atrocités coloniales systématiques subies par le peuple algérien «continuent de produire leurs effets aujourd’hui sous la forme de séquelles environnementales, précisant que ces traumatismes n’ont pas été ponctuels, mais constituent des épisodes prolongés de souffrance, transmis de génération en génération, appelant reconnaissance, réparation et justice».
F.Z
