La campagne électorale pour l’élection des membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévue le 28 novembre prochain, débute ce jeudi.
Durant 20 jours, les candidats s’emploieront à convaincre les candidats de leurs programmes, à l’occasion de cette importante échéance qui consacre l’approche participative dans la gestion des collectivités locales.
Le nombre de candidats à cette élection s’élève à 141 388 pour les (APC) et à 21 476 pour les (APW, selon le bilan communiqué par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
Cette campagne est régie par un arsenal juridique rigoureux visant à organiser la compétition électorale, à garantir l’égalité des chances entre les candidats. Elle s’ouvre 23 jours avant la date du scrutin et s’achève 3 jours francs avant celle-ci, marquant ainsi le début la période du silence électoral.
L’animation de la campagne électorale devra, ainsi, obéir à des règles strictes qui encadrent le contenu du discours politique, afin d’empêcher toute instrumentalisation des constantes nationales et toute incitation aux clivages. Les discours de haine et ceux fondés sur des considérations communautaires, régionales, linguistiques ou ethniques sont strictement interdits, de même que le recours aux langues étrangères.
Il est, également, formellement interdit l’utilisation des composantes de l’identité nationale à des fins partisanes ou de propagande électorale. En vertu des principes d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit la mobilisation des moyens de l’Etat au profit d’une quelconque partie. Elle proscrit aussi l’utilisation des locaux relevant de l’Etat, d’organismes publics, d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que des lieux de culte à des fins de propagande électorale. Celle-ci est strictement limitée aux rassemblements populaires organisés dans des salles autorisées, aux rencontres de proximité et à l’affichage dans les espaces exclusivement réservés à cet effet par l’administration.
Le tout étant sous le contrôle des délégations communales et de wilaya de l’ANIE, avec la garantie pour les candidats de désigner leurs représentants pour la surveillance des centres et des bureaux de vote, le jour du scrutin.
Dans le souci d’assainir la vie politique des pratiques liées à l’argent sale, le législateur a défini, avec précision, les sources de financement autorisées durant la campagne électorale, lesquelles sont strictement limitées aux contributions des partis, aux apports personnels du candidat et aux dons pécuniaires ou en nature, émanant exclusivement de personnes physiques.
L’Etat octroie, pour sa part, une aide financière destinée à couvrir les dépenses de campagne des jeunes candidats figurant sur des listes indépendantes.
Les fonds alloués à la campagne électorale sont, faut-il le souligner, soumis à un contrôle financier rigoureux exercé par la Commission de surveillance du financement de la campagne électorale, à laquelle les candidats sont tenus de présenter les comptes de leur campagne dans les mois suivant la proclamation des résultats.
La loi interdit, en outre, la perception de toute aide ou de tout financement de sources étrangères, ainsi que le financement par des personnes morales. Chaque liste électorale est tenue d’ouvrir un compte bancaire unique géré par un seul mandataire financier, sans pouvoir dépasser le plafond des dépenses autorisées.
Pour rappel, le corps électoral national concerné par ce scrutin s’élève à 24 236 959 électeurs, selon les données de l’ANIE, à l’issue de la révision exceptionnelle des listes électorales .
R.N
