Le ministre réaffirmé la poursuite des projets structurants destinés à valoriser les richesses du sous-sol algérien.
Poursuivant ses auditions sectorielles dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) a reçu, samedi, le ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi.
Dans sa présentation devant les membres de la commission, le ministre a indiqué que les priorités du secteur reposent sur l’approfondissement des connaissances relatives aux ressources du sous-sol national, la mobilisation des investissements nationaux et étrangers, le développement des capacités de traitement, ainsi que le renforcement du contenu local et l’accompagnement des investisseurs.
Il a ajouté que les dispositions du projet de loi de finances pour 2027 prévoient l’actualisation de certains droits et la clarification des règles relatives à l’assiette fiscale et au recouvrement, tout en préservant la stabilité et la lisibilité du système fiscal pour les investisseurs.
20,48 milliards de dinars de crédits prévus
Selon Mourad Hanifi, les crédits budgétaires proposés pour le secteur des mines et de l’industrie minière au titre de l’année 2027 s’élèvent à 20,48 milliards de dinars, tandis que les autorisations d’engagement sont estimées à environ 4 milliards de dinars.
Le projet de budget a été élaboré selon une structure programmatique articulée autour de deux programmes,
«mines» et «administration publique». Cette organisation doit permettre, d’une part, de poursuivre les programmes de développement du secteur et, d’autre part, de mettre en place les structures nécessaires au fonctionnement du nouveau ministère.
Les transferts proposés comprennent notamment 1,4 milliard de dinars au profit de l’Agence nationale des activités minières (ANAM) et un milliard de dinars pour l’Agence du service géologique de l’Algérie (ASGA).
En matière de recherche et d’exploration, le ministre a précisé que le programme public de recherche pour la période 2026-2028 comprend 16 projets distincts, pour une enveloppe globale de 2,5 milliards de dinars. Un montant de 1,1 milliard de dinars est prévu pour 2027, couvrant 14 projets.
Poursuite des grands projets miniers
Devant les membres de la commission, Mourad Hanifi a réaffirmé la poursuite des projets structurants destinés à valoriser les ressources du sous-sol algérien et à accroître leur contribution à l’économie nationale.
Le projet de Gara Djebilet figure parmi les priorités, avec la poursuite de la coordination entre les opérateurs concernés pour assurer le traitement du minerai, son transport et son approvisionnement.
Le projet intégré des phosphates doit également progresser, en associant les activités d’extraction, d’enrichissement et de transformation chimique aux infrastructures ferroviaires et portuaires.
Concernant le gisement de zinc et de plomb de Tala Hamza-Oued Amizour, le ministre a évoqué les préparatifs nécessaires à la réalisation de la mine et des installations de production.
Le groupe Sonarem et ses 13 filiales poursuivront, pour leur part, leurs efforts en matière de préparation des investissements, de maîtrise des coûts et de conduite des projets. L’Anam renforcera également l’accompagnement des investisseurs et le suivi de leurs engagements.
Les investissements au cœur de la stratégie
La mobilisation des investissements publics et privés, ainsi que le développement de partenariats internationaux favorisant le transfert de technologies, constituent d’autres axes prioritaires de la stratégie du secteur.
Dans le cadre de la nouvelle loi minière, le ministère entend promouvoir les investissements nationaux publics et privés et développer des partenariats internationaux équilibrés tout au long de la chaîne de valeur, de l’exploration à la transformation. Ces partenariats doivent permettre de mobiliser des compétences techniques, des financements, des technologies et des débouchés commerciaux.
Le secteur accorde également une attention particulière à la coopération avec les pays africains, notamment à travers les échanges d’expertise dans les domaines de la géologie et de la cartographie, afin d’améliorer la connaissance des ressources et de renforcer les compétences.
Un suivi régulier de l’avancement des projets
Le ministre a souligné que la mise en œuvre des programmes fera l’objet d’un suivi périodique fondé sur l’évaluation de l’avancement concret des projets, des engagements budgétaires et des paiements. Ce suivi portera également sur les résultats des travaux de recherche et d’exploration, ainsi que le développement des capacités industrielles.
Il a enfin insisté sur la nécessité de renforcer le contenu local en associant davantage les entreprises algériennes à la fourniture de biens et de services, aux activités d’ingénierie, à la maintenance et à la sous-traitance. La formation et le recours à la main-d’œuvre nationale figurent également parmi les priorités annoncées.
S. Smati
