Recherche, numérisation, amélioration des services universitaires et adaptation des formations aux besoins de l’économie nationale figurent parmi les priorités du budget.
Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit une enveloppe de 843,81 milliards de dinars en autorisations d’engagement pour le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, soit une hausse de 8,25 % par rapport à l’exercice précédent.
Présentant les grandes lignes de ce budget devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a indiqué que les prévisions budgétaires s’inscrivent dans le cadre des orientations du président de la République et des axes du plan d’action du gouvernement.
Quatre priorités pour le secteur
Le programme budgétaire s’articule autour de quatre axes : le renforcement de la recherche scientifique et la valorisation de ses résultats, l’amélioration des conditions de vie des étudiants, la consolidation de la gouvernance universitaire et l’adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins du développement national.
La feuille de route prévoit également le développement des formations académiques et professionnelles, l’amélioration de l’orientation pédagogique et la poursuite de la réforme des cursus en sciences médicales.
La révision de la carte des formations universitaires figure aussi parmi les objectifs du secteur, avec la volonté de mieux aligner les spécialités proposées sur les besoins de l’économie nationale et les évolutions du marché du travail.
Recherche et services universitaires
Le ministère entend renforcer la contribution de l’université au développement économique, social, scientifique et technologique du pays. Cette ambition passe notamment par le développement des programmes nationaux de recherche, la définition de leurs priorités et le suivi de leur mise en œuvre.
L’amélioration de la qualité des services universitaires et de leur gouvernance constitue un autre axe de travail. Le ministre a, à ce titre, évoqué la poursuite de leur réforme selon une approche participative, reposant notamment sur une réorganisation structurelle progressive.
Le numérique au cœur de la rentrée universitaire
Évoquant la rentrée universitaire 2026-2027, Kamel Baddari l’a qualifiée de «réussite par excellence», mettant en avant les avancées enregistrées dans la numérisation du secteur.
Pour la troisième année consécutive, les différentes étapes de la rentrée ont été numérisées. Cette démarche vise à consolider le modèle de l’université numérique et ouverte, tout en formant des compétences adaptées aux métiers de demain et aux exigences de l’économie nationale et de la souveraineté technologique.
Le recours à l’intelligence artificielle dans l’orientation des étudiants figure également parmi les évolutions mises en avant. La rentrée a, par ailleurs, été marquée par l’ouverture de nouvelles spécialités en médecine et en sciences de la santé, ainsi que par le lancement de sept nouvelles offres de formation débouchant sur des doubles diplômes. L’élargissement de l’utilisation de l’anglais dans le milieu universitaire se poursuit également.
Une ouverture internationale renforcée
L’internationalisation de l’université algérienne constitue un autre volet de la stratégie ministérielle. Selon Kamel Baddari, 334 étudiants étrangers de 39 nationalités ont rejoint les établissements universitaires algériens durant la saison en cours.
Le ministère a également lancé la deuxième édition du programme «Étudier en Algérie», destiné à renforcer l’attractivité des universités nationales auprès des étudiants internationaux.
À travers cette programmation budgétaire, le secteur entend poursuivre la modernisation de l’enseignement supérieur, améliorer les conditions de vie estudiantine et rapprocher les formations des besoins économiques et technologiques du pays. La concrétisation de ces objectifs constituera l’un des principaux enjeux du budget prévu par le PLF 2027.
I. Khermane
