Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a réaffirmé, hier, au Caire, l’attachement de l’Algérie au respect de la souveraineté des États, tout en appelant à renforcer la solidarité arabe et la coopération dans le domaine de la souveraineté numérique afin de faire face aux défis régionaux et internationaux.
Une délégation du Conseil de la nation prend part aux travaux de la 8e Conférence du Parlement arabe et des présidents des conseils et parlements arabes, organisée hier au Caire.
Dans son allocution, lue en son nom par Djeloul Harrouchi, président de la commission des affaires économiques et financières, qui a conduit la délégation algérienne, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a souligné que «la nation arabe traverse une étape délicate marquée par des mutations internationales accélérées et des défis régionaux sans précédent».
Estimant que cette situation impose de «renforcer la solidarité arabe et d’unifier les visions et les positions afin de défendre la sécurité nationale arabe et de préserver la souveraineté et l’unité des États».
Non aux ingérences
Le président du Conseil de la nation a rappelé que l’Algérie, forte de son histoire et de sa guerre de Libération, «considère le respect de la souveraineté nationale comme un principe constant qui ne souffre aucun compromis» et «rejette toutes les formes d’agression contre les États ou d’ingérence dans leurs affaires intérieures».
Selon lui, «toute atteinte à la souveraineté nationale constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et une remise en cause des règles du droit international».
Évoquant la politique nationale, Nasri a mis en avant les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à «consolider l’indépendance des décisions politique et économique» à travers la poursuite des réformes économiques et le renforcement des fondements de la souveraineté nationale.
Il a rappelé que la diplomatie algérienne demeure attachée «au respect de la souveraineté des États, à la lutte contre le colonialisme et au soutien du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes».
La Palestine, une cause centrale
Concernant la Palestine, le président du Conseil de la nation a réaffirmé que «la Palestine demeurera la cause centrale de la nation arabe». Il a assuré que l’Algérie poursuivra «avec constance son soutien au peuple palestinien jusqu’à l’obtention de ses droits légitimes, au premier rang desquels l’établissement de son État indépendant avec El-Qods pour capitale». Il a également rappelé les efforts déployés par Alger pour promouvoir la réconciliation palestinienne sur la base de l’accord conclu en Algérie.
Abordant le thème de la conférence consacré à la souveraineté numérique arabe, Nasri a estimé que «la transformation numérique est devenue un enjeu stratégique pour la sécurité et le développement».
Souveraineté numérique
Il a appelé à «renforcer les partenariats arabes dans le domaine de la numérisation, intensifier la coopération pour l’échange d’expertises et le renforcement des capacités», afin de bâtir
«une intégration numérique arabe capable d’accompagner les mutations mondiales». Le président du Conseil de la nation a, par ailleurs, présenté les efforts engagés par l’Algérie sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune pour faire de la numérisation «un axe central des politiques publiques», renforcer la sécurité numérique et adapter le cadre législatif régissant les services numériques.
Enfin, Azouz Nasri a appelé à «unifier les rangs arabes» et à «renforcer la coordination entre les parlements arabes dans les différentes enceintes régionales et internationales», afin de défendre les causes arabes, «au premier rang desquelles la cause palestinienne», et de permettre au monde arabe de relever les défis présents et futurs.
Synthèse S. M.
