Pour cette huitième journée de campagne électorale, les principales formations politiques ont axé leurs interventions sur la présentation de leurs programmes et l’appel à une forte participation au scrutin législatif du 2 juillet. Entre mobilisation citoyenne, réformes politiques et développement local, les discours ont convergé vers un même mot d’ordre : la participation.
À Constantine, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a réitéré son appel à une participation massive aux prochaines élections législatives.
Lors d’un meeting populaire, elle a rappelé que «le vote est un droit acquis grâce à la révolution et à l’indépendance», tout comme le droit de se porter candidat, soulignant que ces acquis constituent le fondement même de la citoyenneté et ne sauraient être confisqués.
Dans un contexte qu’elle a qualifié de difficile, la dirigeante du PT a insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation citoyenne afin de préserver l’avenir du pays et de garantir une représentation politique «sincère». Selon elle, même dans des conditions complexes, le processus électoral demeure un levier de changement.
Louisa Hanoune a également estimé que l’amélioration de la situation nationale dépend de l’implication des citoyens dans la vie publique, affirmant que l’abstention ne peut conduire à une amélioration des conditions de vie. Elle a, par ailleurs, plaidé pour un renforcement du rôle des assemblées élues dans la défense de solutions à caractère national.
Abordant la dimension culturelle, elle a regretté l’insuffisance des budgets alloués à ce secteur, qu’elle considère comme un «ciment de la société». Elle a appeléà un renforcement des financements dans les prochaines lois de finances, ainsi qu’à la création d’emplois et de mécanismes de soutien à l’ensemble des acteurs culturels.
Réformes politiques et justice sociale
À Bordj Bou Arréridj, lors d’un rassemblement organisé au complexe culturel Aïcha- Haddad, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes, Youcef Aouchiche, a présenté les grandes lignes du programme de son parti.
Celui-ci repose, selon lui, sur le renforcement des réformes politiques, la consolidation de la justice sociale, le soutien au développement économique durable, ainsi que l’amélioration du pouvoir d’achat et du système de protection sociale.
Il a insisté sur la nécessité de bâtir une économie nationale fondée sur la production, l’investissement et la création de richesse, tout en plaçant les secteurs de la santé et de l’éducation parmi les priorités absolues.
Pour le responsable du FFS, ces élections constituent une opportunité de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions. Il a appeléà une participation active, qu’il considère comme une responsabilité nationale et un acte démocratique essentiel.
En marge du meeting, il s’est rendu dans les communes de Hammadia et Jaafra, où il a échangé avec des citoyens sur les préoccupations liées au développement local et aux conditions de vie.
Développement local et valorisation des territoires
À Guelma, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, MounderBouden, a consacré une grande partie de son intervention aux enjeux de développement de la wilaya.
Il a souligné la nécessité d’accélérer le développement local, notamment à travers la mobilisation du foncier et l’attraction de nouveaux projets économiques, rappelant le potentiel agricole important de la région et la qualité de ses productions.
Le responsable du RND a également plaidé pour la réactivation ou la révision de certains projets industriels, notamment l’usine Sonacom et l’unité de levure de Bouchegouf, ainsi que pour la concrétisation du projet de doublement de la route reliant Bouchegoufà Guelma.
MounderBouden a, par ailleurs, mis en avant les figures historiques de la région, affirmant que le parti s’inspire de l’esprit national de Houari Boumediène et ambitionne de renforcer sa proximité avec les citoyens.
Enfin, il a proposé la création d’un organe de coordination entre les structures exécutives et les élus locaux afin d’améliorer la gouvernance territoriale et de redonner à Guelma la place qu’elle mérite au niveau national.
S. Smati
