À moins de trois semaines des élections législatives du 2 juillet, les formations politiques engagées dans la course électorale multiplient les meetings et rassemblements à travers le pays. Objectif : présenter leurs programmes et encourager une forte participation citoyenne à un scrutin présenté comme décisif pour le renforcement des institutions et la réponse aux préoccupations socio-économiques.
À Chlef, le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a appelé les citoyens à se mobiliser massivement, qualifiant cette échéance de «rendez-vous avec la responsabilité et la construction de l’avenir». Devant militants et sympathisants, il a réaffirmé que l’amélioration des conditions de vie demeure la priorité de son parti, notamment à travers des mesures liées à l’emploi, à la santé, à l’éducation et aux services publics.
Présentant la liste de son parti dans la wilaya, portant le numéro 4, il a mis en avant une équipe composée de compétences issues de divers horizons professionnels et académiques, estimant qu’elle est en mesure de défendre efficacement les préoccupations des citoyens au sein de l’Assemblée populaire nationale.
Le responsable politique a également évoqué plusieurs dossiers locaux, notamment l’accélération de la mise en service du centre de lutte contre le cancer de Chlef et le renforcement des infrastructures hospitalières spécialisées. Il s’est aussi félicité de la création d’une faculté de médecine à l’UniversitéHassiba-Ben Bouali, qu’il considère comme une réponse à une revendication ancienne de la région.
«Les élections du 2 juillet ne sont pas un simple rendez-vous électoral, mais un moment décisif pour renforcer les institutions de l’État et promouvoir une représentation fondée sur la compétence et l’intégrité», a-t-il déclaré, appelant les futurs élus à privilégier l’intérêt national et à éviter les promesses irréalistes.
Mise en garde contre l’abstention
À Tlemcen, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a mis l’accent sur la lutte contre l’abstention électorale. Lors d’un rassemblement populaire, il a alerté sur les risques du désengagement citoyen, susceptible, selon lui, d’affaiblir le lien entre les institutions et la société.
Il a souligné que la participation électorale constitue un levier essentiel pour renforcer la stabilité nationale et permettre aux citoyens de contribuer aux décisions collectives. «Les élections sont avant tout un acte politique visant à consolider la confiance entre le peuple et ses institutions», a-t-il affirmé.
Évoquant les atouts de la wilaya de Tlemcen, région au riche patrimoine historique et culturel, il a plaidé pour un développement équilibré des zones frontalières, qu’il juge stratégique pour la sécurité et la stabilité du pays. Il a également insisté sur la valorisation des ressources agricoles et la préservation du patrimoine semencier national.
Le président du MSP a présenté les axes de son programme «Confiance», articulé autour de la souveraineté, de la relance économique et de la confiance institutionnelle. Il a évoqué les défis liés à la sécurité alimentaire, énergétique, hydrique, sanitaire, ainsi que la souveraineté numérique et technologique, appelant à une diversification de l’économie pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Sur le plan sociétal, il a insisté sur la préservation des valeurs nationales et de la cohésion sociale, affirmant que «l’être humain demeure au cœur de tout projet de développement». Il a également réitéré le soutien de son parti à la cause palestinienne, qualifiée de centrale.
À l’approche du scrutin, les partis politiques intensifient ainsi leurs efforts de mobilisation et exposent leurs visions pour le prochain mandat parlementaire. Les législatives du 2 juillet s’annoncent comme un rendez-vous politique majeur, marqué par une forte compétition autour des enjeux de développement, de gouvernance et de participation citoyenne.
L’enjeu institutionnel du scrutin
À Alger, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a également qualifié ce scrutin d’«étape nationale déterminante» pour le renforcement du processus démocratique et des institutions de l’État.
Comme les autres formations en lice, il a insisté sur la nécessité d’une participation massive, estimant que le vote constitue à la fois un devoir national et un moyen d’influencer les politiques publiques. À l’inverse, l’abstention risquerait, selon lui, d’affaiblir la représentation citoyenne dans les mécanismes de décision.
Il a enfin mis en avant le rôle du Parlement dans l’élaboration des lois et le contrôle de l’action gouvernementale, affirmant que les candidats de son parti ont été sélectionnés selon des critères de compétence, d’intégrité et d’expérience afin de représenter au mieux les préoccupations des citoyens.
I. Khermane
