Le ministère de l’Éducation nationale a réaffirmé que les titulaires d’une licence ne sont pas exclus des concours de recrutement. Une clarification qui met fin aux interrogations récentes sur les conditions d’accès au métier d’enseignant. Plus de 61 000 postes sont concernés par la nouvelle opération de recrutement.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a réaffirmé que les titulaires d’une licence n’ont jamais été exclus des concours de recrutement dans le secteur de l’éducation, mettant ainsi fin aux interrogations soulevées ces derniers mois sur les conditions d’accès aux postes d’enseignant.
Dans une réponse écrite adressée au député de l’Assemblée populaire nationale (APN), Harizi Makhfi, le ministre a précisé que le recrutement des enseignants contractuels au titre de l’année 2025 s’est effectué conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Un cadre réglementaire précis
Le ministre a notamment cité le décret exécutif n° 25-54 du 21 janvier 2025 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale, ainsi que l’instruction interministérielle conjointe n°05 du 24 juillet 2025, fixant les modalités de recrutement et de rémunération des enseignants contractuels dans les établissements publics d’enseignement.
Selon ces textes, les conditions de recrutement et les diplômes exigés pour accéder aux différents grades d’enseignement dans les cycles primaire, moyen et secondaire sont clairement définis. La licence demeure ainsi un diplôme pris en compte dans les procédures de recrutement, notamment dans le cadre du dispositif de contractualisation.
Les concours externes relancés
Le premier responsable du secteur a également rappelé que les candidats peuvent accéder aux postes d’enseignants par voie de concours externe.
Il a évoqué, à ce titre, le concours national lancé le 11 décembre 2025 pour le recrutement d’enseignants dans les trois cycles d’enseignement, basé sur l’étude des dossiers et des qualifications académiques des candidats.
Plus de 61 000 postes concernés
Dans un courrier ministériel daté du 20 mai dernier, il est indiqué que cette vaste opération de recrutement concerne plus de 61 000 postes, après l’ajout de 16 000 postes budgétaires aux 45 000 initialement prévus.
Le concours, qui marque le retour du recrutement externe après sept années de gel, est actuellement dans sa phase finale. Les résultats devraient être annoncés prochainement, permettant aux candidats retenus de rejoindre leurs postes dès septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027.
Digitalisation des procédures inédite
Le ministère a également mis en avant la mise en place, pour la première fois, d’une plateforme numérique dédiée au dépôt et au traitement des candidatures. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’administration publique et de digitalisation des services gouvernementaux.
Répondre au déficit en enseignants
Pour les autorités éducatives, le retour du concours national vise principalement à résorber le déficit en personnel enseignant constaté dans plusieurs établissements à travers le pays.
Cette démarche devrait contribuer à améliorer les conditions de scolarisation des élèves et à renforcer la qualité de l’enseignement.
Le ministère rappelle enfin que le secteur a fonctionné durant plusieurs années de manière exceptionnelle en recourant largement au recrutement contractuel, en raison de la suspension des concours externes. Le lancement de cette nouvelle opération marque ainsi une étape importante dans la stabilisation des ressources humaines du système éducatif.
I. Khermane
