Le travail de vérification se poursuit afin de finaliser les listes définitives.
L’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a dévoilé, dans un communiqué publié samedi, le bilan final du nombre de listes ayant déposé des dossiers de déclaration collective de candidature en prévision des élections législatives prévues le 2 juillet 2026.
Après vérification des données issues de la plateforme numérique dédiée au suivi du dépôt des dossiers de candidature, ainsi que des informations consignées dans les procès-verbaux de clôture établis par les huissiers de justice affectés à cette opération, et après expiration des délais légaux, l’Anie a indiqué que le nombre de dossiers déposés au niveau des circonscriptions électorales nationales a atteint 788.
Sur ce total, 649 dossiers ont été déposés sous l’égide de 32 partis politiques, auxquels s’ajoutent un dossier présenté dans le cadre d’une alliance entre plusieurs partis politiques et 138 dossiers déposés sous l’appellation de listes libres.
Le communiqué de l’Autorité des élections précise également que le nombre total de candidats à l’intérieur du pays a atteint 10 168.
Concernant les circonscriptions électorales à l’étranger, le décompte de l’Anie fait état de 66 dossiers déposés, dont 59 sous l’égide de 18 partis politiques, un dossier dans le cadre d’une alliance de partis et 6 dossiers sous l’appellation de listes libres. Le nombre total de candidats hors du pays s’élève, quant à lui, à 528.
269 rejets enregistrés
Conformément au calendrier électoral établi, l’Anie avait entamé l’examen des dossiers de candidature dès l’expiration du délai légal de dépôt, fixé au 18 mai à minuit.
Dans son communiqué, l’Autorité des élections a indiqué que jusqu’à samedi à 15h30, 101 dossiers de listes de candidats ont été examinés. Ces dossiers se répartissent entre 86 listes présentées par des partis politiques et 15 listes libres.
Le nombre de candidats retenus a atteint 1 235, tandis que 269 candidatures ont été rejetées après examen des dossiers, précise encore le communiqué.
FLN et RND en tête
Le scrutin du 2 juillet doit permettre le renouvellement des 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), actuellement dominée par le Front de libération nationale (FLN) avec 98 sièges, suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 58 sièges.
Au sein de la majorité présidentielle, le FLN et le RND affichent l’ambition de préserver les acquis du quinquennat en cours. Le bilan publié par l’Anie révèle, d’ailleurs, que ces deux formations ont présenté le plus grand nombre de listes au niveau national, avec 69 listes chacune.
Cette dynamique pourrait également profiter à leurs alliés, notamment le Front El Moustakbel avec 68 listes et le Mouvement El Bina avec 67 listes.
Du côté de l’opposition, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), fort de ses 64 listes, espère rééditer, voire dépasser, son résultat de 2021, lorsqu’il avait obtenu 65 sièges.
La fin du boycott
Ces élections législatives pourraient également marquer le retour de plusieurs partis ayant boycotté collectivement le scrutin de 2021. Il s’agit principalement du Front des forces socialistes (FFS), du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et du Parti des travailleurs (PT), qui ont déposé respectivement 22, 8 et 29 listes de candidature.
À l’étranger, c’est le Front El Moustakbel qui arrive en tête avec 8 listes déposées. Viennent ensuite le FLN, le RND et le MSP, présents chacun dans 6 circonscriptions. Le FFS a, pour sa part, présenté 5 listes, tandis que le RCD en a déposé 2.
Baisse du nombre de candidatures
Les chiffres dévoilés par l’Anie montrent un net recul du nombre de listes de candidats par rapport au scrutin anticipé de juin 2021. Le nombre de listes est ainsi passé de 2 288 à 788, soit une baisse de 65,5%.
Autre fait marquant : l’effondrement du nombre de listes indépendantes, passé de 1 208 en 2021 à seulement 138 en 2026. Cette baisse traduit une perte d’attractivité des candidatures indépendantes ainsi que les difficultés des acteurs non partisans à mobiliser localement.
Lors du scrutin de 2021, les listes indépendantes étaient pourtant plus nombreuses que celles présentées par les partis politiques, avec 1 208 listes contre 1 080.
Pour les sièges réservés à la diaspora, la tendance demeure également modeste avec seulement 66 listes déposées officiellement en 2026 — dont 59 listes partisanes, une alliance et 6 listes indépendantes — pour un total de 528 candidats.
S. Smati
