La nouvelle stratégie nationale entend structurer les politiques publiques, préserver les richesses naturelles du pays et renforcer la coopération scientifique et internationale dans un contexte de pressions climatiques croissantes.
L’Algérie a réitéré, hier, son engagement en faveur de la protection de la biodiversité et du renforcement de la coopération internationale face aux défis environnementaux et climatiques mondiaux. Une position exprimée par la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouther Krikou, à l’occasion d’un colloque international organisé sous le thème « Algérie… diversité écologique », coïncidant avec la Journée mondiale de la biodiversité.
Un atout national
Dans son intervention, la ministre a souligné que la richesse biologique exceptionnelle dont dispose le pays constitue un atout majeur, mais également une responsabilité nécessitant des efforts constants pour sa préservation, dans une logique de développement durable. Elle a rappelé que l’Algérie, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adopté une approche stratégique visant à répondre aux effets des changements climatiques et à leurs impacts sur les écosystèmes.
Mme Krikou a insisté sur l’importance de la coordination internationale et de l’échange d’expertises pour faire face à la dégradation des milieux naturels. Selon elle, la protection de la biodiversité ne peut être efficace sans une mobilisation collective à l’échelle locale, nationale et internationale, dans le cadre d’une gouvernance environnementale intégrée.
La ministre a également mis en avant la stratégie nationale pour la biodiversité 2025-2030, alignée sur le cadre mondial de Kunming-Montréal. Ce plan vise à structurer l’action des différents secteurs, à mobiliser les ressources nécessaires et à renforcer la coopération avec les institutions de recherche afin d’adapter les politiques publiques aux évolutions scientifiques et aux enjeux actuels.
Des initiatives structurantes
Par ailleurs, elle a rappelé plusieurs initiatives structurantes engagées par l’Algérie, notamment la consécration constitutionnelle du droit à un environnement sain, ainsi que la réhabilitation du barrage vert, considéré comme un levier essentiel dans la lutte contre la désertification et un outil de développement local durable.
La ministre a également annoncé de nouvelles initiatives, dont la création d’un Forum des compétences algériennes dans le domaine de l’environnement, destiné à mobiliser les experts et chercheurs de la diaspora nationale. Elle a aussi évoqué la mise en place du premier musée national de la biodiversité à Alger, qui aura pour vocation de valoriser le patrimoine écologique du pays.
Large soutien international
Sur le plan international, plusieurs responsables étrangers présents à la rencontre ont salué les efforts de l’Algérie dans le domaine environnemental. La ministre mauritanienne de l’Environnement a évoqué une «dynamique remarquable» en matière de protection de la nature et de transition énergétique, tandis que son homologue tchadien a qualifié l’Algérie de modèle régional en matière de biodiversité.
Les représentants de l’Italie et du Portugal ont, pour leur part, insisté sur la nécessité de renforcer la coopération en Méditerranée face à une crise environnementale et climatique mondiale de plus en plus complexe. Ils ont souligné que la protection de la biodiversité exige une action concertée et durable entre les États.
Enfin, la coordinatrice du Programme des Nations unies pour l’environnement pour la Méditerranée a mis en avant l’importance du patrimoine écologique algérien dans l’espace régional, le qualifiant de levier essentiel pour renforcer la résilience face aux changements climatiques, dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources naturelles.
R.N
