Le président du Medef, Patrick Martin, a achevé, hier, sa visite en Algérie sur une note jugée constructive, marquée par plusieurs rencontres avec des acteurs économiques des deux rives.
Dans une publication sur sa page facebook, il s’est dit «particulièrement enthousiaste» à l’issue de son déplacement, évoquant un pays «au caractère affirmé» et un accueil reflétant des «liens profonds» entre les deux peuples.
«Le renforcement de notre collaboration économique repose sur une relation d’exception, bâtie autour de nos entreprises et portée par l’engagement conjoint des acteurs français, algériens et binationaux, dans une logique clairement gagnant-gagnant pour nos deux pays. Je suis convaincu que ce partenariat a un avenir prometteur. Je reviendrai avec la volonté de poursuivre et d’approfondir ce que nous avons commencé à bâtir ensemble», a-t-il poursuivi au cinquième jour de sa visite.
De son côté, le président du CREA, Kamel Moula, a qualifié cette visite de démarche visant à identifier des convergences économiques et à construire des perspectives communes. Il a insisté sur la nécessité de renforcer un partenariat adapté aux défis internationaux actuels, notamment les tensions géopolitiques, les enjeux énergétiques et climatiques.
Dans une publication sur facebook, Kamel Moula a mis en avant «le contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des défis énergétiques et climatiques», qui impose de «renforcer les formations fondées sur le rétablissement de la confiance, le partage des intérêts et l’intégration».
Les deux organisations patronales sont ainsi «pleinement convaincues» de la nécessité de «partenariats de proximité et de l’intensification et de la structuration du dialogue économique entre les institutions économiques», a ajouté le président du CREA pour qui les relations économiques Algérie-France «méritent d’être mieux adaptées aux défis du XXIe siècle».
Dans ce contexte, le CREA et le Medef ont annoncé leur accord pour l’élaboration, dans les meilleurs délais, d’un programme de travail commun. Celui-ci devra associer les entreprises des deux pays afin d’identifier des projets prioritaires, faciliter l’investissement et structurer le dialogue économique.
Les deux organisations patronales souhaitent ainsi inscrire les relations économiques algéro-françaises dans une dynamique plus opérationnelle, fondée sur la co-innovation, les joint-ventures et le transfert de savoir-faire.
Le CREA a également rappelé la complémentarité entre les deux économies, mettant en avant les ressources humaines et naturelles de l’Algérie et l’expertise technologique française, ainsi que la position stratégique commune des deux pays en Méditerranée.
L’objectif est clair : restaurer la confiance et bâtir des perspectives de croissance communes en structurant un dialogue direct entre les chefs d’entreprise des deux rives. En outre, le communiqué du CREA souligne explicitement que le partenariat franco-algérien «ne se limite plus à de simples échanges commerciaux». Il s’ancre, désormais, dans «la réalité du terrain». A cet égard, le CREA note, également, que des centaines d’entreprises françaises collaborent déjà étroitement avec des partenaires locaux.
L’objectif affiché est de renforcer un partenariat économique de proximité, présenté comme un levier de création d’emplois et de croissance partagée des deux côtés de la Méditerranée.
H.A
